Australie : éclats de balles tueurs

dimanche 1 février 2015

L’enquête du coroner, qui s’est ouverte jeudi, doit déterminer les circonstances des décès survenus lors de la prise d’otages dans le Lindt café de Martin Place, au centre de Sydney. Elle portera aussi sur le déroulement des événements, l’attitude de la police et les motivations du preneur d’otages.
Deux otages – le gérant du café Tori Johnson, 34 ans et Katrina Dawson, une avocate mère de trois enfants de 38 ans – avaient péri lors de l’assaut lancé dans la nuit du 15 au 16 décembre, de même que l’auteur de l’attaque, Man Haron Honis. Plusieurs autres personnes avaient été blessées.
 
Ricoché. « Mme Dawson a été touchée par six éclats d’une ou plusieurs balles de la police qui ont ricoché sur des surfaces solides », a déclaré Jeremy Gormly, l’avocat chargé d’assister le coroner, un haut fonctionnaire qui enquête sur les causes de la mort en cas de décès violent ou suspect. « Un éclat a touché un vaisseau sanguin majeur. Elle a rapidement perdu connaissance et est décédée peu après », a-t-il ajouté.
Le gérant du café Tori Johnson a quant à lui été tué par le preneur d’otages, qui lui a tiré dans l’arrière de la tête avec un fusil à canon scié, peu après que plusieurs otages se furent enfuis de l’établissement. L’avocat a indiqué qu’un tireur d’élite de la police avait vu la scène. L’ordre a alors été donné aux agents d’intervenir.
L’enquête devra aussi déterminer si les affirmations de Monis qui prétendait agir au nom de l’organisation Etat Islamique (EI) sont fondées et si l’homme était en cheville avec des organisations terroristes. « Pour le moment, il semble qu’il n’avait pas pris de contact » avec l’EI, a indiqué Jeremy Gormly.
 
Liberté. Peu après le dénouement de la prise d’otages, le Premier ministre Tony Abbott avait demandé, à l’instar de nombreux Australiens, pourquoi Monis n’était pas sous surveillance policière et pourquoi il avait obtenu la nationalité australienne. Le preneur d’otages avait en particulier posté sur Internet des propos semblant prêter allégeance à l’organisation EI dans le mois ayant précédé le drame.
Les Australiens se demandent aussi pourquoi cet homme était en liberté sous contrôle judiciaire alors qu’il était inculpé de complicité de meurtre ainsi que de multiples délits à caractère sexuel.
Engagée aux côtés des Américains dans la lutte contre les combattants de l’EI en Irak et en Syrie, l’Australie avait relevé en septembre son niveau d’alerte global face à la menace terroriste représentée par les jihadistes.
 
AFP

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