Australie – Le plan du gouvernement pour sauver la Grande barrière de corail ne convainc pas les écologistes

    mardi 24 mars 2015

    « On veut que dans 100 ans, les gens disent « c’est la génération qui a sauvé la Grande barrière de corail » ». Si Louise Matthiesson, militante écologiste, parle de « sauver » le plus grand site corallien au monde, c’est qu’il est menacé. À tel point que l’Unesco envisage de le placer sur sa liste du patrimoine en péril. L’Organisation des Nations unies se réunira dans deux mois pour en discuter, et étudier la réponse du gouvernement australien. Le Premier ministre, Tony Abbott, vient en effet de présenter un plan de protection du site. Un plan qui porte sur 35 ans : « 100 millions de dollars supplémentaires vont être débloqués pour la Grande barrière. On veut travailler pour que la qualité de l’eau soit aussi bonne que possible, parce qu’en définitive, la qualité de l’eau est la clé de la protection du récif. » Le gouvernement se fixe pour objectif de réduire de 50% la présence d’azote d’ici à 2018, et de 80% d’ici 2025. Les déversements de pesticides dans les zones prioritaires doivent baisser d’au moins 60% d’ici à 2018 et les populations de tortues de mer, de dauphins, et de dugongs doivent soit rester stables ou être en augmentation d’ici à 2020. Le plan interdit, de manière totale et définitive, tout déversement de déchets de dragage, et il limite l’extension portuaire à quatre sites. « Nous allons pouvoir convaincre la commission du patrimoine que non seulement ils ne doivent pas mettre la Grande barrière sur la liste des sites en péril, mais que nous empêcherons effectivement que le site soit en danger », se félicite le ministre de l’Environnement du Queensland, Steven Miles.
    Les défenseurs de l’environnement n’en sont pas franchement convaincus. Greenpeace regrette que le plan autorise la poursuite de l’extraction de charbon dans le Queensland et l’expansion des ports le long du littoral. Et surtout, les écologistes demandent à ce que l’Australie s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Sam Register, de l’association militante GetUp ! : « Alors que le changement climatique est mentionné à 47 reprises dans le rapport, il n’est jamais question d’un plan pour lutter contre, et c’est ce qui faudrait pour protéger le récif. »
    L’Unesco rendra donc sa décision dans deux mois. Au-delà de la préservation de l’environnement, il s’agit pour le gouvernement australien de préserver les recettes touristiques générées par la Grande barrière de corail.
     
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