Australie – Le requin le mord sur son bateau

    dimanche 28 décembre 2014

    Un Australien a une nouvelle fois été mordu par un requin, ce week-end, dans l’Etat du Victoria (Sud-est du pays), dans des circonstances toutefois inhabituelles.
    L’accident a eu lieu alors que la victime venait d’attraper un requin d’un mètre cinquante environ, au large de la plage de Paradise Beach, dimanche matin (heure locale, GMT+8), rapporte le réseau national public ABC.
    Mais cet homme d’une quarantaine d’années, après avoir hissé le squale à bord de son bateau de pêche, est tombé sur sa prise, qui l’a mordu au mollet.
    L’homme a ensuite pu être ramené à terre et traité sur place, sur la plage, où son état a finalement pu être stabilisé, a déclaré le service d’ambulances John Mullen du Victoria.

    Un adolescent blessé mortellement à la jambe

    Lundi 15 décembre dernier, un adolescent de 17 ans a trouvé la mort après avoir été mordu à la jambe par un requin dans le Nord-ouest du pays, près de la ville de Cairns.
    Ce jeune homme, Daniel Smith, originaire de l’État du Queensland (Est du pays), pêchait au fusil-harpon non loin de la plage en compagnie de deux amis lorsqu’il a été mordu à la cuise par un requin.
    Alertés, les services d’urgence, sur place, n’ont pu que constater son décès du fait d’une hémorragie.
    Début septembre 2014, non loin d’une plage de Byron Bay (Nord de l’État australien de la Nouvelle-Galles-du-Sud), au Sud de Brisbane, un nageur de cinquante ans avait succombé mardi à des morsures infligées par un requin.
    Selon la police, aux alentours de 10h45 (locales, GMT+8), cet homme, qui nageait à une vingtaine de mètres de la plage de Clarkes Beach, a disparu sous l’eau pour ne réapparaître que quelques minutes plus tard avec une profonde blessure à la jambe droite.
    Les efforts des personnes présentes pour tenter de le réanimer ont été vains et le décès a été prononcé sur les lieux du drame, qui s’est déroulé sous les yeux de son épouse.
    Le 8 février 2014, non loin de la ville d’Adelaïde (Australie méridionale), un professeur d’anglais de 28 ans, Sam Kellett, avait trouvé la mort à la suite d’une attaque de requin alors qu’il pêchait en apnée au fusil-harpon.
    Les parents de la victime avaient ensuite demandé que le squale réputé responsable de la mort de leur fils ne soit pas tué.
    « En dépit de la manière dont Sam a été tué, il nourrissait un grand amour de l’environnement océanique. Il avait le plus grand respect pour les requins. Il savait qu’il n’était qu’un visiteur dans leur domaine et il n’aurait surtout pas souhaité que ce requin, ou tout autre, soit chassé et abattu », avaient-ils alors déclaré.

    Mesures d’abattage « préventif »

    À la suite d’attaque similaires survenues ces derniers mois, l’État voisin de l’Australie occidentale a décidé en janvier 2014 d’autoriser l’abattage préventif pour les spécimens de grands blancs, de requins bouledogues et de requins tigres de plus de trois mètres et signalés dans des eaux à moins d’un kilomètre des plages.
    Au moins l’une de ces espèces, le grand requin blanc, est officiellement protégée, a rappelé de son côté l’association locale de défense et de protection des requins.
    Le premier de ces abattages a eu lieu le 27 janvier 2014.
    Sur le modèle pratiqué au plan mondial par des associations comme Greenpeace dans ses actions de lutte contre la chasse à la baleine, cette ONG australienne incite ses sympathisants à s’interposer entre d’éventuels chasseurs de requins et les squales.
    L’État d’Australie occidentale, en réaction, a mis en garde ces éventuels perturbateurs en rappelant que ce genre de manifestations est passible d’une peine maximale d’un an de prison et/ou une amende pouvant aller jusqu’à 25.000 dollars australiens.
    Cette mesure, applicable en dépit du statut d’espèce protégée de ces types de squales, a provoqué, ces dernières semaines, de vives manifestations de protestation de la part des organisations et associations de protection de la faune et de l’environnement marins.
    Argument martelé par ces associations : il n’existe aucune preuve scientifique que l’abattage préventif de requins réduira le nombre d’attaques.

    Tracés sur Twitter

    Depuis quelques mois, l’association des sauveteurs en mer de l’État d’Australie occidentale, où ont eu lieu plusieurs attaques mortelles de requin, a mis au point un procédé innovant pour alerter à temps les baigneurs et les surfeurs en cas de présence d’un squale dans les parages : ses membres ont capturé, puis appareillé plus de trois cent requins avec un équipement de permettant au squale d’être tracé en temps réel sur Twitter.
    En cas de présence d’un de ces requins-Twitter dans une zone considérée comme pouvant présenter un risque pour l’homme, le système (qui comporte aussi des balises émettrices dans les zones sensibles) lance automatiquement une alerte, permettant ensuite aux associations de sauveteurs de la région de prendre les mesures nécessaires.
    L’information, qui atterrit aussi automatiquement sur le compte Twitter de l’association des sauveteurs en mer, peut alors être suivie par les baigneurs et les surfeurs sur leurs téléphones portables ou leurs tablettes.
    L’information d’alerte, qui correspond à l’un des 320 requins équipés, peut aussi dès le départ renseigner sur l’espèce et les dimensions du squale.
    S’ajoutent à ces informations l’heure exacte et l’emplacement de la balise déclenchée, typiquement dans un périmètre d’un kilomètre des plages.

    Accidents mortels ces derniers mois

    Plusieurs régions de l’Australie ont connu, ces derniers mois, des accidents mortels dus à des attaques de requins.
    Parmi ces attaques, l’une remonte au 30 novembre 2013, lorsqu’un jeune surfeur a trouvé la mort à Campbells Beach, dans la région de Coffs Harbour, au Nord de l’État de la Nouvelle-Galles-du-Sud (côte Est de l’Australie).
    Cette attaque mortelle intervenait sept jours exactement après un précédent accident mortel, dans le Sud-ouest du pays.
    Dans cette région de l’Australie occidentale, aux environs de Perth, un jeune surfeur de 18 ans, qui se trouvait sur ce spot en compagnie de plusieurs de ses amis, à une centaine de mètre de la plage, a été mortellement attaqué alors qu’il était assis sur sa planche, les jambes dans l’eau.
    Rapidement ramené sur cette plage située entre Sydney et Brisbane, il est décédé des suites d’un arrêt cardiaque résultant du choc associé à ses blessures.
    Sept jours auparavant, le 23 novembre 2013, une autre attaque mortelle est survenue dans l’État d’Australie occidentale (Sud-ouest), coûtant la vie d’un autre jeune surfeur de 25 ans, Chris Boyd.
    Le jeune homme avait été attaqué le 23 novembre 2013 au matin, aux alentours de 9h00 (locales, GMT+8), à Umbies, près de la petite localité de Gracetown, à environ 270 kilomètres au Sud de Perth.

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