Australie/Nouvelle-Zélande : bientôt la fin des visas ?

    mardi 4 novembre 2014

    Et si le modèle européen donnait des idées ? C’est ce que l’on est amené à croire à la lecture du « Commonwealth Exchange Report » rendu public hier. L’objectif est d’établir des accords qui faciliteraient les échanges entre les ressortissants britanniques, australiens et néo-zélandais qui souhaiteraient s’installer et travailler dans l’un de ces pays. Une initiative qui s’inspire clairement du libre échange existant entre les membres de l’Union européenne.
    Etabli par des spécialistes des pays du Commonwealth, le rapport revendique la nécessité pour ces nations de renforcer le lien qui les unit. Exit donc les formalités administratives et place à une fluidité dans les démarches. Voici ce que préconise le rapport. Aujourd’hui, il existe autant de cas de figure que de visas. Obligation d’avoir un capital minimal de 4 000 dollars pour les jeunes de moins de trente ans qui souhaitent débarquer au Royaume-Uni, ou justifier que ses grands-parents sont bien nés en Angleterre pour se soumettre à l’Ancestry Visa qui permet d’y vivre et d’y travailler pendant cinq ans ou encore, obtenir le parrainage d’un employeur…
     
    Visa. La liste est longue et non-exhaustive en termes de difficultés administratives. «J’ai dû travailler pendant plusieurs mois en parallèle à mes études pour mettre de l’argent de côté avant de pouvoir obtenir un visa », explique Josie, 24 ans. Cette jeune femme originaire de Wellington a dû, comme beaucoup de ses compatriotes, batailler pour obtenir le précieux sésame.
    Avec 8 000 Kiwis présents en Grande-Bretagne et 14 000 britanniques en terre kiwie, l’idée revêt pourtant une dimension particulière.
    Insufflée par Boris Johnson, maire de Londres, l’idée avait déjà été évoquée en août 2013. Elle s’inspire du modèle océanien Trans-Tasman Travel Arrangement qui permet, depuis 1973, à un Australien ou à un Néo-Zélandais de se rendre chez son voisin pour s’y installer sans avoir à demander un visa au préalable.
    Même langue, même système juridique, même culture, une économie forte, les valeurs que ces pays partagent favorisent la mise en place de tels accords. « Tout le monde connaît aujourd’hui les avantages à s’installer dans un autre pays afin d’améliorer son expérience », estime Stefan Prestin, membre de l’association des expatriés néo-zélandais.
    Favorable à l’initiative, John Key, Premier ministre néo-zélandais préfère néanmoins attendre. « L’immigration est un enjeu politique majeur en Grande-Bretagne et avec les élections générales britanniques de mai 2015, je pense que cela sera difficile à mettre en place. » Une vision également partagée par les spécialistes tels que Tim Hewish, coauteur du rapport, pour qui le changement ne se fera probablement pas avant mai, mais pourrait, en revanche, intervenir dans les six mois qui suivent ces élections. Une demande similaire a également été formulée pour le Canada.
     
    LNC

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