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Il avait promis des dentiers à un couple de matahiapo

mercredi 11 janvier 2017

arnaque dentier matahiapo

(© DR)

En octobre 2012, un couple de matahiapo entre en contact avec Wilfrid Taharu. Il leur faut chacun un dentier, et justement Wilfrid est prothésiste dentaire.
Enfin… c’est ce qu’il prétend être. Sur le papier, l’homme a une patente dans la fabrication de matériel chirurgico- médical, mais n’a jamais suivi de formation dans ce domaine. “J’ai appris sur le tas”, déclarera t-il.
À l’époque des faits, Wilfrid propose au couple un forfait de 180 000 F pour deux dentiers, et réclame une avance de 120 000 F pour faire les empreintes dentaires de ses deux clients et lancer la fabrication.

Le couple accepte la proposition et paie cash la somme demandée, mais ne verra jamais la couleur des dentiers.

Le papy et la mamy portent alors plainte, et Wilfrid est convoqué au tribunal quelques mois plus tard. Reconnaissant sa culpabilité, il assure qu’il indemnisera ses victimes dès que possible.
Mais les années passent et le papy et la mamy ne perçoivent aucune indemnité ; ils saisissent alors à nouveau la justice.

Mardi, Wilfrid est donc venu à la barre du tribunal correctionnel. Alors que le juge lui demande une explication concernant le défaut de remboursement aux deux matahiapo, l’homme brandit alors une coupure de journal de La Dépêche de Tahiti, datant du 9 décembre dernier, et explique : “J’étais sur le point de les rembourser. Mais c’est vraiment faute à pas de chance. J’ai été expulsé en décembre dernier. Tout est tombé à l’eau. J’ai tout perdu”.

L’article en question revient sur les dernières frasques de l’homme. En avril 2015, il s’installe sur le motu Ahi, à Moorea, avec sa famille et persuade un investisseur de se lancer dans la construction d’un “village” constitué d’une maison familiale, de huit bungalows destinés à la location touristique et d’un restaurant.
Alors que les bungalows étaient presque terminés, l’homme s’était finalement fait expulser et les constructions ont été démantelées, le 8 décembre dernier.

Mardi, Wilfrid a demandé un délai d’un mois pour rembourser les victimes.
Mais ceux-ci en ont assez d’attendre. “On l’a contacté en novembre pour qu’il commence à nous rembourser des petites sommes. D’abord 10 000 F.

On en avait vraiment besoin, à ce moment-là. Mais il n’a pas voulu et nous a dit qu’il nous indemniserait tout d’un coup, en décembre. Mais au final, nous n’avons rien reçu du tout”, se lamentent-ils.
Wilfrid a alors exposé un nouveau plan pour effacer son ardoise.

“J’ai monté un parti politique. Les fonds devraient bientôt tomber. Je vais pouvoir rembourser ces pauvres gens”, annonce-t-il…
“Vous allez vous servir des fonds de votre parti politique pour rembourser vos victimes ?”, réplique le juge, interloqué. L’homme a écopé de six mois d’emprisonnement avec sursis et d’une mise à l’épreuve de deux ans, durant laquelle il sera suivi par des travailleurs sociaux, avec l’obligation de trouver un travail.
Il a également obligation d’indemniser ses victimes au plus vite. 

é.P.

Orianne Obrize
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