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Il avait trouvé sa maison occupée à son retour de l’hôpital

vendredi 9 juin 2017

tiarei

Andréa est revenue de Nouvelle-Zélande pour régler définitivement ce problème d’occupation du fare, où elle avait installé son père, aujourd’hui décédé,
et où habitait encore son ex-mari. (© Photo : Jean-Luc Massinon)


L’octogénaire avait retrouvé son fare occupé après une hospitalisation. Un litige sur la propriété de la parcelle était engagé entre les deux parties. Ne reconnaissant aucun propriétaire, la justice donne droit à l’octogénaire en sa qualité de locataire.

Depuis deux jours, les forces de l’ordre étaient très présentes au PK 23,5, à Tiarei, en face du temple Beteleda, non loin de l’école Tehaaehaa.
La brigade de gendarmerie de Hitiaa o te Ra, avec le renfort d’une poignée de soldats mobiles, a apporté son assistance à un huissier de justice pour procéder à expulsion d’une femme.
Malgré le désaccord de la squatteuse, l’expulsion s’est déroulée dans le calme, mais l’affaire n’en est pas moins rocambolesque. Car on reproche à l’intruse d’avoir illégalement pris possession d’un fare, dont l’occupant était parti à l’hôpital.
C’était en décembre 2015, l’octogénaire, qui habite le fare depuis des années, est évacué au centre hospitalier.

Il apprend très vite que sa maison est occupée par une femme, qui se dit la fille du propriétaire du terrain. Ce litige dure aussi depuis des années. La femme a même construit, un temps, une cabane sur la parcelle.
Une cohabitation étrange s’était s’installée.

 

Pas vraiment propriétaire, mais plus certainement locataire

 

Pour l’intrusion, cette fois l’affaire est amenée devant les tribunaux et, très vite, la situation s’avère plus compliquée qu’il n’y parait (comme d’habitude dans les affaires de terre).
L’octogénaire se dit propriétaire de la parcelle, avec son ex-épouse, installée en Nouvelle-Zélande.
Mais le compromis de vente et le versement d’une certaine somme n’apparaissent pas comme une concrétisation de la vente, aux yeux des tribunaux. La justice retient que le fare fait l’objet d’un bail de 15 ans depuis 2001, et si la vente n’est pas concrètement réalisée, il faut reconnaitre la poursuite de la location par tacite reconduction. Le vieil homme assure que la vente sera formalisée, mais c’est en tant que locataire que la justice lui donne raison : l’intruse ne peut occuper le fare.
Car n’ayant pas fait la preuve d’un titre de propriété, ni même de filiation avec le propriétaire initial, la femme ne pouvait pas profiter de l’absence de l’octogénaire pour s’installer.

 

Vers une démolition

 

Aussi, en juin 2016, la justice ordonne l’expulsion de la dame, qui fait appel de la décision. Il faut attendre presque un an supplémentaire pour que le jugement soit rendu exécutoire, avec l’assistance de la force de l’ordre accordée par le haut-commissaire, car l’intruse ne voulait pas sortir.

Des pourparlers ont été entamés avec elle pour lui faire entendre raison.
Mardi, un déploiement de gendarmes a donné le ton, et la soi-disant propriétaire a accepté de partir.
La mairie a dépêché un camion à plateau pour sortir les affaires de l’intruse, qui devait être accueillie chez son père.     
L’octogénaire et son ex-épouse, revenue de Nouvelle-Zélande, étaient sur place pour reprendre possession des lieux. De retour au fenua, Andréa, qui avait installé là son père — papi André Wong, décédé en 2012 — se demandait s’il ne fallait pas mieux démolir le fare et revendre la parcelle pour éviter de nouveaux déboires.

 

J.-L.M.

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