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Il avait violé et enlevé son ex-compagne à plusieurs reprises

mercredi 7 février 2018

justice

À deux reprises, il avait enlevé son ex-compagne pour la violer. Mais les relations peu claires du couple ont permis à l’homme d’échapper à une condamnation pour viol. (© Caroline Perdrix)

D’abord accusé de viol et de séquestration par une ancienne compagne, Vatea Gooding comparaissait hier uniquement pour le second chef d’accusation. Les faits remontent à janvier et février 2015, alors que le couple se séparait.

Harcelée de SMS par lesquels il menaçait alternativement de la violer et de se pendre, violée à plusieurs reprises, la jeune femme avait également, dans le même temps, consenti à certaines relations sexuelles – soi-disant pour calmer le jeu de la garde de leur enfant – ce qui a permis à son ex-compagnon d’échapper à une condamnation pour viol.

Mais à deux reprises, celui-ci l’avait forcée à monter en voiture, pour l’emmener chez lui où il l’avait violentée. D’où l’accusation de “séquestration” qui englobe les faits d’enlèvement.

“Vous pensiez qu’elle était d’accord ?” lui demande le juge. Silence, puis : “C’est ma femme. Quand vous avez un enfant avec une femme, c’est votre femme.” “Même mariés, c’est du viol”, insiste le juge. “Pour moi, c’est faire l’amour avec sa femme, répond le prévenu, totalement hermétique au concept du consentement. Je ne suis pas le seul.”

Les expertises psychologique et psychiatrique ont mis en évidence un niveau intellectuel moyen, une angoisse d’abandon remontant à son enfance, une intolérance à la frustration, et une faille narcissique importante qu’il cherchait à combler par sa carrière de musicien et de chanteur. Il abusait de l’alcool et a effectivement fait plusieurs tentatives de suicide.

Le procureur a exprimé sa désapprobation : “Ni le droit ni la procédure n’ont été respectés. Les faits de viol sont parfaitement constitués.” Mais l’abandon des poursuites pour viol par la victime a affaibli l’inculpation d’enlèvement, et contribué à la confusion du prévenu.

Vatea Gooding a été condamné à 18 mois de prison dont 12 avec sursis, et 24 mois de mise à l’épreuve. Ayant déjà effectué trois mois de détention préventive – libre au début de la procédure, il avait ensuite enfreint son contrôle judiciaire –, l’homme ne retourne pas en prison.

Il est également condamné à payer 900 000 francs au titre du préjudice subi par son ex-compagne, et 200 000 francs de frais de justice.

 

 

C.P.

 

 

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