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Il avait violé la jeune fille en tenant son fils de 2 ans dans les bras

vendredi 8 mars 2019

FC 1 justice inceste

La jeune fille avait vu son calvaire débuter alors qu’elle n’avait que 6 ans, violée durant 3 années par un voisin. Un an plus tard, c’est son beau-père qui avait eu des rapports sexuels avec elle. (Photo: Florent Collet)

En février 2018, T.T., aujourd’hui âgé de 49 ans, avait été condamné à 7 ans de prison pour avoir agressé sexuellement sa belle-fille, de 1991 à 1998, les premiers viols ayant eu lieu alors qu’elle n’avait que 8 ans.
Une affaire qui aurait dû normalement être audiencée par la cours d’assises “Et cela n’a pas été le cas pour des raisons qui m’échappent un peu”, a reconnu hier l’avocat général. Il aurait alors encouru 20 ans de réclusion criminelle. Il a pourtant décidé de faire appel s’estimant innocent. Une ligne de conduite qu’il a toujours tenu depuis la révélation des faits quand la jeune fille avait 27 ans. À un seul moment durant sa garde a vue avait-il reconnu les faits. “Ce qu’elle dit est vrai”, avait-il admis devant les gendarmes avant de se rétracter, expliquant ne plus supporter l’odeur de peinture fraîche de sa cellule.

La victime, elle, n’a pas varié dans ses déclarations. Elle avait même dénoncé les faits à son éducatrice dès 1998, puis à sa cousine, huit ans plus tard et à une assistante sociale en 2011. La fille avait déposé plainte avant de se rétracter : “Je n’étais pas prête, je pensais que les gendarmes n’allaient pas me croire.”
Reste que la jeune femme reste, selon les experts, lourdement marquée par les faits, ayant trouvé dans le paka et l’alcool une échappatoire à ses angoisses, mais souffrant de violence compulsive, elle comparaitra prochainement devant le tribunal pour avoir tenté de tuer son frère à coups de couteau.
La jeune fille avait vu son calvaire débuter alors qu’elle n’avait que 6 ans, violée durant 3 années par un voisin. En 1998, c’est son beau-père qui avait eu des rapports sexuels avec elle, l’obligeant également à lui faire pratiquer des fellations, à la maison ou dans la nature.

La victime avait expliqué avoir peur de son beau-père

Le comble de l’horreur ayant été atteint lorsqu’il avait forcé la fillette à s’assoir sur son sexe, tandis qu’il tenait son fils de 2 ans dans ses bras.
La victime avait expliqué avoir peur de son beau-père, qui portait sans cesse un grand couteau à la ceinture. Des faits survenus et surtout dénoncés dans un contexte de séparation entre l’auteur et la mère de la victime.

Hier, tous les autres enfants sont venus à la barre pour défendre leur père accusant leur mère d’avoir manipulé les enfants pour les obliger à porter plainte contre leur père.
“Un homme courageux, un papa poule” pour ces enfants. “Un homme psychorigide et autoritaire qui a tous les traits d’un père incestueux” pour l’avocat général, selon qui le huis clos familial a engendré un dossier, où “c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre”. Pour l’avocat général, il existe cependant un faisceau d’indices contre le prévenu. “J’aurais requis une peine plus légère s’il avait reconnu.”, a expliqué celui-ci, avant de saluer le courage de la victime qui doit faire face “à une double souffrance, celle d’avoir été considérée comme un objet sexuel et désormais d’être montrée du doigt comme la menteuse.”
Il a requis le même peine qu’en première instance, à savoir 7 ans de prison ferme. Le délibéré sera rendu le 2 mai.

F. C.

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