Bac – L’épreuve de français ouvre les festivités

    mardi 9 juin 2015

    C’est reva ! Hier matin, plus de 1 900 élèves des lycées de Polynésie ont planché durant quatre heures sur les épreuves de français, les premières à ouvrir le début des épreuves écrites du baccalauréat 2015. 
    Ce sont donc les élèves de 1re des séries générales et technologiques (et non la série bac professionnel) qui ont investi les salles d’examen, pour un début des festivités programmé à 7 h 30 pétantes. 
    L’ambiance générale avant l’heure H, hier matin, était plutôt détendue au lycée de Taaone, lieu d’épreuve. Selon les salles, on s’amusait, discutait, voire chahutait. Mais plus les aiguilles s’approchaient du début de l’épreuve, plus la concentration pour les uns, le stress pour les autres, se lisaient sur les visages. 
    “Quand on se remémore nos souvenirs du bac, on était comme eux, j’avais la trouille”, confie, quelques instants plus tard, le proviseur du lycée, Didier Suaire, une fois les enveloppes ouvertes. Mais avant ceci, convocation et pièce d’identité bien en vue, sac posé au fond ou au devant de la salle, les candidats armés uniquement de feuilles blanches et d’un crayon… place à la mission téléphone portable. Lancé l’année dernière, le détecteur anti-vini a bipé tout au long de la matinée. “Tout le monde éteint son portable, professeurs et surveillants compris”, a répété, à plusieurs reprises, Didier Suaire, armé de son détecteur. En effet, si quelqu’un est trouvé avec un portable en poche, il peut être suspecté de fraude. Le proviseur, l’an dernier, a d’ailleurs présidé, avec le vice-recteur, une commission de discipline pour quatre élèves qui avaient fraudé et qui se sont retrouvés avec un 0 à l’épreuve. Le vice-recteur et la ministre de l’Éducation ont donné des consignes dans ce sens, à nouveau cette année, valables également pour les montres connectées. 
    “L’objet n’est pas de faire peur, mais de vous mettre devant vos responsabilités, c’est vous qui passez l’examen”, n’a pas manqué de préciser aux candidats Didier Suaire. La sanction peut être même plus sévère, avec une interdiction de passer tout examen public durant cinq ans, si la fraude est avérée. Didier Suaire a donc fait le tour des salles d’examen, armé de son détecteur de portable qui bipe tant qu’un téléphone mobile est allumé, même en dehors de la salle. 
    Pour le bac français au Taaone, on compte huit classes, soit 243 candidats. Ils seront 252 à passer le bac final dès aujourd’hui, explique Didier Suaire, proviseur depuis 20 ans.  

    Plusieurs épreuves anticipées pour les L et ES

    C’est donc à 7 h 30, hier, que les candidats de 1re ont connu les sujets et les auteurs sélectionnés cette année. Les séries ES et S avaient pour sujet d’étude “le personnage du roman, du XVIIIe siècle à nos jours”. Pour cela, le sujet comportait quatre textes de Madame de La Fayette, Honoré de Balzac, Stendhal et André Gide. Ils ont ensuite tous répondu à la question du jour à savoir “observer et être observé : selon vous, quel est l’intérêt du jeu des regards ?”, en s’appuyant sur les quatre textes proposés, avant de choisir ensuite entre le commentaire de texte, la dissertation et l’invention. 
    La série L avait pour objet “la question de l’Homme dans les genres de l’argumentation, du XVIe siècle à nos jours” avec des textes de La Boétie, Racine, Diderot et Hugo, pour tenter de répondre “de quelles façons le pouvoir d’un seul homme s’impose-
    t-il ?”. Les bac pro avaient, quant à eux, pour objet d’étude “le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours”, avec trois textes de Stendhal, Flaubert et Vallès et devaient répondre à deux questions, avant de choisir entre les trois travaux d’écriture. Et à la vue des réactions à la sortie, notamment des six élèves des séries S que nous avons rencontrés, tous semblent globalement s’en être bien sortis. 
    Les séries ES et L ont, quant à elles, travaillé l’après-midi sur les épreuves d’histoire et de géographie et les sciences, ainsi que certaines terminales. Aujourd’hui, les hostilités se poursuivent avec une épreuve redoutée par la plupart des terminales, à savoir la philosophie, dès 9 heures, et ce, pour toutes les séries. Les épreuves écrites se dérouleront toute la semaine, les épreuves orales étant programmées du 16 au 22 juin. L’oral de français, lui, se déroulera du 18 au 26 inclus. Les premiers résultats du premier groupe pour les élèves de terminale seront connus jeudi 25 juin. Tous les élèves ayant obtenu entre 8 et 10 de moyenne n’auront pas fini et tenteront d’emporter le précieux sésame au repêchage avec les épreuves orales du second groupe, les 30 juin et 1er juillet. Et ce n’est que mardi 3 juillet qu’ils connaîtront la bonne nouvelle. Ou pas. 

    Christophe Cozette

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