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Baccalauréat : c’est reva !

lundi 17 juin 2019

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Au total, 3325 Terminale espèrent décrocher leur sésame. Mardi, place à l’épreuve redoutée de la philo. (Photo : Damien Grivois)

Quelques jours après la commémoration du débarquement en Normandie, c’était également hier le « Jour J » pour les candidats polynésiens au baccalauréat 2019. Ce lundi matin dès 7h30 en effet, les élèves de Première ont passé l’épreuve anticipée de français : il avaient le choix entre une dissertation, un commentaire de texte ou un sujet d’invention. Contrairement à la métropole qui traditionnellement ouvre les « hostilités » avec la si redoutée épreuve de philosophie, certains élèves de Terminale ont commencé dès hier par l’histoire-géographie. Toutes les autres matières à l’écrit se poursuivront pour les candidats jusqu’à ce vendredi 21 juin inclus. Les épreuves orales seront ensuite organisées du 24 juin au 1er juillet (du 27 juin au 5 juillet pour les élèves de Première). Selon le bureau des examens de la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE), 1228 élèves en filière générale (L, ES, S), 900 en filière techno et 1197 en filière pro tenteront cette année de décrocher leur baccalauréat, soit un total de 3325 candidats.

Succès de la filière scientifique

Plus d’un tiers des élèves (37%) sont inscrits en filière générale, quasiment autant ont opté pour le bac professionnel (36%) et 27 % des candidats passent les épreuves du bac technologique. Pour le bac général, 49% des inscrits le sont en série scientifique (S), contre 30% en série économique et sociale (ES) et 21% en littéraire (L). L’épreuve de français, qui est passée à la fin de la classe de Première, a concerné hier 2195 candidats, dont 932 en filière techno. On compte cette année 19 centres d’examen, dont 7 dans le privé et un à la DGEE. Le plus jeune candidat, en filière scientifique, n’est âgé que de 17 ans. Le plus vieux, candidat individuel au lycée professionnel de Faa’a, va sur sa 51e année… La DGEE précise que 834 correcteurs sont mobilisés pour le Bac 2019. Des syndicats d’enseignants, comme le SNEETA-Force Ouvrière, ont appelé les surveillants à la grève dès le premier jour des examens afin de protester contre la réforme du bac effective en 2021 et contre la suppression de postes d’enseignants et de personnels administratifs. Un mouvement qui ne semble pas avoir perturbé les épreuves organisées hier à Tahiti comme dans les îles, ainsi que s’y était engagé le ministère de l’Éducation.

D.G.

2DG Bac français

Philippe Beuchot

Proviseur du lycée polyvalent de Taaone depuis décembre 2018

« Les élèves ont eu toutes les conditions pour réussir »

 » Entre la Polynésie et la métropole, les problématiques sont quasiment identiques, puisque l’on prépare à des diplômes nationaux. Les spécificités locales sont surtout dues à l’éloignement, avec des élèves qui viennent de loin parfois… Les lycéens polynésiens mériteraient à mon sens d’avoir davantage d’ambition. Je leur adresse à tous mes vœux de succès. À Taaone comme ailleurs, les élèves ont eu toutes les conditions pour réussir. Comme à l’habitude, les résultats seront bons, il faut souligner que la Polynésie progresse nettement dans ses résultats au baccalauréat. Et l’enseignement supérieur est relativement riche localement. Rien qu’à Pirae, nous aurons 650 étudiants avec les BTS, ou encore les classes préparatoires aux grandes écoles qui fonctionnent très bien. Dès la rentrée prochaine, il y aura fusion entres les lycées Aorai et Taaone. Les équipes travaillent dès maintenant de manière mutualisée et, c’est symbolique, le mur entre les deux lycées est déjà ouvert… Le tertiaire gardera ses locaux, tout comme l’industriel. Au total, la population scolaire avoisinera 2400 élèves, ce qui fera de Taaone le plus important lycée de toute la Polynésie française. Avec une vraie cohérence d’offre de formations puisque il y aura la voie générale avec la quasi-totalité des spécialités, la voie industrielle professionnelle, et puis la voie technologique de la santé. C’est sécurisant : l’intérêt, c’est qu’un élève qui arrive en seconde à Taaone aura un parcours de formation qu’il pourra adapter à ses besoin et non pas un parcours lié à l’établissement. »

Propos recueilli par D.G.

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