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Bagarre à Cardella : une interdiction d’exercer requise contre le chirurgien

vendredi 3 mai 2019

L’avocat général a demandé que la peine contre le Dr Valla soit alourdie par rapport à celle donnée par le tribunal correctionnel. Photo : Florent Collet

L’avocat général a demandé que la peine contre le Dr Valla soit alourdie par rapport à celle donnée par le tribunal correctionnel. (Photo : Florent Collet)

En première instance, le Dr Valla, chirurgien plastique à la clinique Cardella au moment des faits en octobre 2016, avait été condamné à six mois de prison avec sursis et 500 000 F d’amende ainsi qu’à indemniser à hauteur de 80 000 F la victime qu’il avait menacée de mort. De son côté, le Dr Parisot, anesthésiste avait été condamné à 500 000 F d’amende.

Les deux protagonistes avaient, comme le parquet, fait appel de cette décision qui était examinée par la cour d’appel hier. Cité dans une autre affaire de stupéfiants et de corruption de mineures actuellement à l’instruction, le Dr Valla n’était pas présent à l’audience pour des raisons médicales, ne pouvant, selon son avocat supporter le stress du voyage. Il lui était reproché des violences contre un membre d’un professionnel de santé, sous l’effet de stupéfiants, ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui, pour avoir accompli un acte chirurgical sous l’effet de méthamphétamine.

Dans des conditions contestées par son avocat, des analyses avaient décelé la présence de méthamphétamine dans le sang du chirurgien.

Hier, le parquet a indiqué dès le début d’audience qu’il ne soutiendrait pas toutes les citations en rapport avec les questions du stupéfiant. “L’expertise fait état du fait qu’il a consommé des stupéfiants, mais n’affirme pas qu’il était sous l’emprise au moment des faits.” C’est uniquement la question de la bagarre qui a été débattue.

La tension serait montée à l’issue d’une demande du Dr Valla au Dr Parisot pour intervenir. L’anesthésiste avait refusé pour respecter les protocoles de la clinique. Une bagarre avait alors éclaté donnant lieu à deux versions. Pour le Dr Parisot, le Dr Valla lui avait alors asséné un coup de poing au visage avant de se jeter sur lui pour l’étrangler avec son stéthoscope et mettre un coup de pied dans une table. Il avait alors exigé du personnel de lui remettre deux ampoules de morphine, ce qui avait été fait devant l’agressivité du docteur, bien que ce geste soit contraire au règlement.

Le Dr Parisot était ensuite allé dans une autre salle d’opération où il avait été rejoint par le Dr Valla venu à nouveau demander l’intervention de l’anesthésiste. Cette fois, ce dernier avait fracturé son nez d’un coup de tête. La bagarre s’était poursuivie au sol avant que le personnel de sécurité ne jette, hors de la salle, le chirurgien jugé “incontrôlable”. Il avait fallu plusieurs semaines avant que le Dr Valla ne puisse être entendu, ce dernier ayant demandé à être hospitalisé.

Devant la DSP, il se présentait comme une victime et indiquait que les refus du Dr Parisot n’avaient pas de raisons médicales. Il précisait également avoir agi en légitime défense. Dans ses réquisitions, l’avocat général a demandé à augmenter sensiblement la peine attribuée en première instance en prononçant une interdiction professionnelle “d’une durée significative” contre le Dr Valla qui s’était “transformé en véritable forcené”.

Opposant la constance des propos de son client, l’avocat du Dr Parisot a tourné en ridicule le costume de victime endossé par le Dr Valla qui avait notamment menacé son client en déclarant : “Je vais te faire passer dans l’autre monde”.

À l’aide d’un plan de la clinique, l’avocat du Dr Valla a livré la version très détaillée du déroulé des faits selon son client qu’il a voulu présenter sous un meilleur jour. “Il est brillant, il n’est pas dégénéré, ni violent.”

L’arrêt sera rendu le 6 juin.

 

Compte rendu d’audience F.C.

 

 

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