Banque chinoise de développement : l’Australie veut en être, sous condition

    vendredi 27 mars 2015

    L’Australie n’exclut pas de s’associer à la nouvelle banque chinoise d’investissement dans les infrastructures (AIIB) si sa gouvernance est multilatérale et transparente, a déclaré mercredi le Premier ministre, Tony Abbott.
    Comme Londres, Paris, Berlin et Rome, l’Australie, dont la Chine est le premier partenaire commercial, a manifesté son vif intérêt auprès de Pékin, tout en posant des conditions.
    « Nous parlons aux Chinois pour nous assurer qu’il s’agit bien d’une institution multilatérale dirigée par un conseil d’administration, que ses procédures seront transparentes, qu’elle rendra des comptes et qu’elle ne sera pas contrôlée par une seule entité », a déclaré Tony Abbott devant le Parlement à Canberra.
    « Si ces exigences étaient satisfaites, a-t-il précisé, nous serions évidemment prêts à rejoindre » l’AIIB, dont l’objectif sera de financer des travaux d’infrastructures en Asie avec un capital initial de 50 milliards de dollars.
    Le chef du gouvernement australien a consulté à ce sujet son homologue japonais Shinzo Abe ainsi que le président américain Barack Obama.
    Washington a fait entendre ses réserves sur cette nouvelle institution qui pourrait concurrencer la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, toutes deux soumises à une forte influence des États-Unis.
    De son côté, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international, dont les États-Unis sont les premiers actionnaires, a fait savoir que le FMI serait « ravi » de coopérer avec l’AIIB.

    AFP

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