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Basket-ball – Hereata et Tearere, deux pépites de Tahiti

jeudi 24 août 2017

Hereata et Tearere Richmond

Hereata, 1,92m, et Tearere, 1,83m, jouent à l’intérieur sur le parquet de Fei Pi. “En France, vu mon gabarit, je serai sûrement ailière”, dit la plus jeune. (© Benoît Buquet)


À 15 ans, Hereata Richmond-Lucas va devenir la première Tahitienne à intégrer la section basket de l’Insep à Paris. Sa petite sœur, Tearere, qui joue à 13 ans avec les U17 de Tahiti, doit entrer au pôle Espoirs d’Antibes à la rentrée. Rencontre avec ces deux sœurs aux parcours fulgurants, qui doivent quitter le fenua aujourd’hui.

Hereata Richmond-Lucas (15 ans, 1,92m) et sa petite sœur, Tearere Richmond-Lucas (13 ans, 1,83m), sont deux prodiges du basket-ball polynésien. L’aînée va devenir dans quelques jours la première Tahitienne à intégrer la section basket-ball de l’Insep, l’institut du sport de haut niveau à Paris. Sa cadette prend, elle, le chemin du pôle Espoirs de la région Paca, comme sa sœur il y a deux ans. Elles doivent décoller de Tahiti aujourd’hui avec leur maman pour aller s’installer en métropole. Nous les avons rencontrées avant leur départ.

Lundi soir, au gymnase de Fei Pi sur les hauteurs de Arue, elles s’entraînent avec l’équipe masculine du club. Ce n’est pas habituel : juste quelques paniers à Tahiti avant de partir en France. En cette période de reprise, la priorité est à l’entraînement physique, dans une salle de sport de Papeete : “C’est le plus dur, mais c’est le plus bénéfique”, grimace Hereata, qui doit, à 15 ans, commencer à “pousser de la fonte”. Elle ajoute avec beaucoup de sérieux : “On doit travailler tout, car rien n’est acquis, rien n’est jamais gagné.”

À l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), Hereata aura les meilleures conditions pour travailler. “Les professeurs viennent à l’Insep pour donner tous les cours”, croit savoir la maman. À Antibes, où est désormais installé le Creps de la région Paca, Tearere va découvrir un univers totalement nouveau.

Leur maman, Roselyne Richmond, une ancienne basketteuse de la sélection de Tahiti, les regarde avec fierté échanger des ballons. “Assez jeunes, elles ont voyagé seules à l’étranger. Donc ça ne leur fait pas peur”, assure-t-elle. Tearere, qui a participé aux championnats d’Océanie à Guam avec l’équipe de Tahiti, ne semble pas impressionnée. “À Tahiti, je joue pivot. Mais en France, vu mon gabarit, je serai probablement ailière”, dit l’adolescente, pas trop inquiète.

 

Adolescentes voyageuses

 

Il faut dire que malgré leur jeune âge, les deux basketteuses tahitiennes ont un parcours avancé de globe-trotter. Hereata a commencé le basket-ball il y a seulement trois ans et a vite été repérée. Intégrée en 2015 au pôle Espoirs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle a été sélectionnée fin mai 2017 dans l’équipe de France des moins de 15 ans. Les Bleuettes ont gagné il y un mois et demi le Tour de l’Amitié, du 7 au 9 juillet en Grêce en battant l’Italie (78-42), la Grêce (66-46) et l’Espagne (66-63). Si elle est à nouveau sélectionnée, Hereata pourra viser l’année prochaine une participation aux championnats d’Europe U16 féminins.

Pendant que Hereata jouait en Grèce, sa petite soeur Tearere disputait à Guam (9-16 juillet) les championnats d’Océanie des moins de 17 ans avec la sélection de Polynésie française. Certes, l’équipe féminine tahitienne n’a pas fait mieux que sixième (sur huit équipes). Mais affronter la Nouvelle-Zélande, l’Australie et la Nouvelle-Calédonie fut une belle expérience collective pour les jeunes Tahitiennes. Tearere retient “qu’il faut être soudées et que le basket-ball n’est pas un sport individuel.”

Ces deux filles aux grands gabarits ont été repérées par Francis Denis, un entraîneur de la fédération française. Coachées à Fei Pi par Brigitte Longomazino et en sélection par Georgy Adams, elles tirent surtout leur mental de championne de leurs parents, Roselyne Richmond, ancienne basketteuse de la sélection de Tahiti, et Christian Lucas, amateur de natation et de sports de combat.

Alors qu’elle évolue dans le sud ouest de la France depuis deux ans, Hereata n’est pas seulement la première Tahitienne à intégrer l’Insep : elle est aussi la première fille du Creps de la région Paca à entrer dans ce prestigieux institut parisien.

Aujourd’hui, à l’aube d’une saison dans l’hexagone, Hereata et Tearere Richmond-Lucas partagent un rêve : jouer en équipe de France et participer aux jeux Olympiques en 2024. 

 

Benoît Buquet

 

 

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