Le beau-père nie le viol, sa victime présumée maintient ses accusations

    vendredi 16 septembre 2016

    viol

    Le beau-père et sa victime présumée ont tous les deux maintenu leur version des faits. Le procès s’achève aujourd’hui. (Photo : archives LDT)

     

    Dernier procès de cette session 

     

    Les jurés devront, plus que jamais lors de cette session de la cour d’assises, faire appel à leur intime conviction. Depuis hier, un homme de 33 ans leur fait face, car accusé d’avoir violé, dans la nuit du 27 juin 2012, la fille de sa compagne, âgée d’un peu plus de 11 ans. 

     

    Une agression que l’homme a toujours niée, lors de l’enquête, tout comme lorsque la présidente lui a donné la parole pour la première fois, hier matin. “Je suis innocent. Je ne lui ai rien fait”, a assuré, d’une voix ferme, le trentenaire qui n’a pas effectué un seul jour de détention provisoire depuis le début de l’affaire.

    Au cours de l’enquête, l’accusé avait certes expliqué qu’il “aimait bien câliner” l’enfant mais, avait-il précisé, “sans intention malveillante” car il la considérait comme sa “fille”. Sauf que sa victime présumée a, elle aussi, maintenu sa version des faits à la barre : son beau-père lui a bien imposé une relation sexuelle cette nuit-là alors que sa mère se trouvait hors du domicile familial.

     

    “C’est quand même suspect”

     

    Si le psychologue, qui s’est entretenu avec celle qui est aujourd’hui devenue une jeune adolescente, a conclu à la “crédibilité” de ses propos, le dossier laisse toutefois apparaître que, enfant, elle avait été surprise à mentir gravement. Une fois pour mettre en cause, sans fondement, son beau-père dans un vol et, une autre, pour accuser sa mère du meurtre “imaginaire” de son petit frère. Pour autant, la gendarme qui avait recueilli sa déposition peu après la dénonciation du viol supposé, s’est dite, hier après-midi, “persuadée qu’il s’était passé quelque chose” : “Je n’imagine pas qu’elle dise des mensonges.

    Concernant l’accusé, le psychiatre a expliqué à son sujet qu’il n’avait pas non plus “relevé d’attitude de manipulation particulière”.
    Rien ne permet de démontrer qu’il ment ?”, s’est empressée de rebondir la présidente. Et le médecin de répondre, prudent : “Nous ne sommes pas des détecteurs de mensonge. (…) Je ne m’avancerai pas.” Reste que pour le psychiatre, le beau-père est un homme immature qui avait, de surcroît, de curieuses habitudes : “Il a dormi un certain temps dans le même lit que la gamine quand la mère n’était pas là. Ça, c’est quand même suspect.

    Autre élément du dossier et non des moindres : une serviette de bain qu’aurait utilisé le trentenaire pour se nettoyer une fois l’agression commise. Les analyses ont révélé des traces de sperme correspondant à son empreinte génétique, “mélangées” à celles de l’ADN de sa belle-fille.  Le procès, le dernier de cette session des assises, se poursuit aujourd’hui. Les plaidoiries des avocats et les réquisitions de l’avocat général sont attendues.

    Le verdict devrait être rendu dans le courant de la journée. Le beau-père, qui s’est présenté libre à son procès, risque 20 années de détention à Nuutania.

     

    Compte rendu d’audience J.-B.C.

     

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