Bébé secoué et décédé : “Je n’ai rien fait de mal”, dit la prévenue

    mercredi 10 février 2016

    Mardi après-midi, la tante du bébé secoué, qui était jugée par le tribunal correctionnel pour non-assistance à personne en péril et violences volontaires sans ITT, a écopé de deux ans de prison ferme. Les faits jugés s’étaient déroulés le 18 septembre 2010 au soir, alors que le bébé se trouvait chez ses grands-parents.
    Ces derniers s’étaient absentés pour une veillée à l’église et avaient confié l’enfant à sa tante et son compagnon. Lors de la soirée, l’enfant n’avait cessé de pleurer, désespérant l’homme qui avait fini par lui donner plusieurs coups de poing sur la tête. La tante aurait réagi en s’emparant de l’enfant, avant de le secouer. Le bébé, emmené aux urgences dans la soirée, a été placé dans le coma avant de décéder plusieurs jours plus tard.
    L’oncle a été jugé aux assises et condamné à une peine de 11 ans de prison ferme. Mardi matin, c’est la tante qui comparaissait devant les juges. Impassible devant la douleur des parents, la prévenue s’est obstinée dans un mutisme qui a franchement agacé les magistrats.
    La jeune femme de 26 ans a systématiquement refusé de répondre aux questions qui lui étaient posées.
    Elle a simplement réfuté tous les faits qui lui étaient reprochés, faits qu’elle avait reconnus à de nombreuses reprises.
    Elle a même indiqué à la barre : “Je n’ai rien à me reprocher, je n’ai rien fait”. Ce à quoi la présidente du tribunal correctionnel a répondu, sidérée : “Un bébé est quand même décédé dans cette affaire. Vous ne pensez pas que vous devez la vérité à votre frère ?”
    Les parents, effondrés, n’ont eu de cesse de pleurer. À la barre, le père a témoigné : “Je ne l’ai jamais vu les yeux ouverts. La première fois que je l’ai vu, il était dans le coma.”
    En effet, l’homme travaillait dans une ferme perlière à la naissance de l’enfant et de son frère jumeau, et il ne les a rencontrés qu’à son retour en catastrophe en apprenant le coma de son fils.
    Le procureur de la République a entamé ses réquisitions en indiquant être “consterné par la façon dont la prévenue n’exprime rien”.
    Il ajoute qu’“elle a gardé le secret pendant deux ans et demi”. Avant de surenchérir : “Peut-être aurait-il été préférable que cette affaire soit jugée aux assises.”
    Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en condamnant la prévenue à deux ans de prison ferme.

    M.-C.C.

    umara 2016-02-10 14:19:00
    Le mec qui fait sa a mon bébé, je fait en sorte d'aller en prison pour lui fracasser sa gueule.
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