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Benoît et Cécile Choleau, pour l’amour du miel

mardi 14 février 2017

Afaahiti apiculteurs Benoît et Cécile Choleau

Benoît et Cécile Choleau travaillent main dans la main pour produire un miel de qualité. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Benoît Choleau a expérimenté sa passion pour les abeilles au Sénégal et à Madagascar, avant de poser ses ruches au fenua. Après les Tuamotu, lui et sa femme sont venus s’installer à la Presqu’île, où ils produisent du miel, tout en élevant des reines. Le couple va profiter d’un déménagement imminent pour réaménager sa miellerie, dans un souci de qualité.

Il y a des passions qui se renforcent avec le temps. Benoît Choleau a été “piqué” par les abeilles vers 12 ans, se lançant alors dans l’apiculture sur les conseils d’un grand-père menuisier-charpentier, dans le Maine-et-Loire.
De cette époque, il conserve un exposé sur la vie des animaux en société. “J’avais choisi les abeilles et j’avais eu une bonne note !”, se souvient l’ancien collégien, aujourd’hui âgé de 55 ans.
Entre deux missions au Sénégal et à Madagascar, l’apiculteur découvre la Polynésie, à commencer par Tahiti, dès 1989, puis les Tuamotu, où il a résidé pendant treize ans.
“C’était au début du miel de Makemo. J’ai eu l’occasion de travailler dans un Cétad (centre d’éducation aux technologies appropriées au développement, NDLR) et l’apiculture avait intéressé pas mal de jeunes”, précise-t-il.
Depuis six ans, Benoît Choleau a rejoint Tahiti avec sa famille, pour s’installer à la Presqu’île. Avec son épouse, Cécile, 42 ans, ils travaillent main dans la main pour faire tourner leurs 80 ruches réparties tout autour de l’île, du Fenua ’aihere, à Tautira, jusqu’à Pirae, en passant par Papara, le but étant d’optimiser la production.
“Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ! Cette année, par exemple, la floraison des falcatas est en avance à la Presqu’île, par rapport à la ville”, précise Benoît Choleau.
La dernière récolte en date, réalisée en fin d’année dernière, a totalisé 500 kilogrammes de miel, écoulés grâce au bouche-à-oreille, à 2 300 F la bouteille d’un kilogramme, ou par carton de douze, pour un tarif plus avantageux.

 

“Notre vie est rythmée par le calendrier d’élevage”

 

Mais le précieux nectar n’est pas la seule ressource du couple, qui conserve un rucher d’élevage, à son domicile, à Afaahiti.
“J’ai eu l’occasion de vendre des reines pour l’île de Tubuai, qui était infestée par la loque américaine. C’est là que la sélection entre en jeu : il fallait une souche dont les qualités de nettoyage avaient fait leurs preuves”, explique Benoît Choleau.
C’est avec une dextérité déconcertante que Cécile Choleau se charge de la greffe, qui consiste à transférer des larves, afin d’élever une quinzaine de reines en même temps, selon un cycle bien précis.

“Notre vie est rythmée par le calendrier d’élevage”, confie le couple, tout en reconnaissant que la demande a baissé. “C’était la folie, il y a deux ans, pendant la pénurie de miel. Certains, c’était pour s’installer, d’autres, dont beaucoup de retraités, c’était pour se lancer, mais en plus petite quantité. On peut dire qu’il y a eu un vrai effet de mode.”
Plus imposantes et marquées d’un point dont la couleur correspond à leur année de naissance, les reines ont donc un peu moins la cote, ce qui n’empêche pas Benoît et Cécile Choleau de continuer sur leur lancée, notamment pour leur propre production.

Un déménagement imminent leur permettra bientôt d’aménager une miellerie climatisée, l’objectif étant de réaliser l’extraction avec un taux d’humidité réduit, en vue de préserver la qualité du miel. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des objectifs de la jeune association APIS Porinetia, dont le couple compte parmi ses membres, souhaitant ainsi contribuer à écrire l’avenir de l’or jaune du fenua.

 

A.-C.B.

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