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Bilan de la pêche en 2015 : record des recettes à l’exportation

lundi 12 décembre 2016

(© DR)

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L’Institut de la statistique de Polynésie française (ISPF) vient de diffuser un bilan de la pêche en 2015. Ce qu’il faut retenir ? La production hauturière est en hausse, tout comme les exportations de produits de la pêche, essentiellement grâce aux ventes de poissons entiers frais vers les États-Unis. La part de la production (hauturière) exportée augmente de deux points à 20 %, le volume exporté ayant progressé plus vite que le volume produit.

Les produits de la pêche  bénéficient d’un prix unitaire élevé depuis 2011 (supérieur à 800 F le kilo). En 2015, les exportations de produits de la pêche, hors coquilles, s’élèvent à un niveau record de 1,589 milliard de francs, soit une hausse de 28 % sur un an.

 

LDT

 

La production

thon

(© archives LDT)

 

En 2015, la production de pêche de capture (hors production lagonaire qui peut seulement être estimée), progresse de 3,2 % à 9 188 tonnes, un niveau supérieur à la moyenne des dix dernières années (8 500). La production hauturière augmente à 6 237 tonnes (+ 16 %), tandis que la production côtière diminue à 2 951 tonnes (- 16 %). La production lagonaire (destinée à l’autoconsommation) est estimée à 4 300 tonnes par an. La production aquacole progresse de 14 % en 2015, à 116 tonnes.

• Pêche hauturière : une production en hausse

La flottille hauturière est composée uniquement de thoniers palangriers, répartis en thoniers de pêche fraîche (35 actifs en 2015, une unité en moins) et en thoniers mixtes et congélateurs (26, stable). Avec 61 navires, la flottille est donc en baisse (64 unités en moyenne sur les dix dernières années).
La production augmente de 16 % (6 240 tonnes) en 2015. L’effort de pêche progresse à la même vitesse (+ 17 % d’hameçons posés) et les rendements sont donc stables sur un an (38 kg de prises pour 100 hameçons lâchés).
Les rendements en thon germon et en thon obèse sont restés relativement stables par rapport à 2014, les rendements en thon à nageoires jaunes ont en revanche progressé de 21 %.
La quasi-totalité de la production est débarquée sous forme de produits réfrigérés (98 %). La part de la production congelée diminue d’année en année.
Les poissons débarqués par les palangriers dans l’enceinte du marché d’intérêt territorial du port de pêche de Papeete sont vendus soit directement aux mareyeurs, soit lors de ventes aux enchères à la criée. En 2015, la criée n’a traité que 144 tonnes, soit deux fois moins de produits qu’en 2014, pour une valeur échangée d’environ 96 millions de francs. Les quantités traitées via la criée ne représentent donc qu’environ 2,6 % de la production commerciale débarquée par les palangriers. Les autres circuits de distribution sont privilégiés, la plupart des produits sont négociés au préalable, de gré à gré.

 

• Pêche côtière : en baisse depuis le record de 2014

La flottille côtière est composée de 395 poti marara (en bois ou en fibre de verre, de 6 à 8 mètres) et de 45 bonitiers (en bois, de 10 à 13 mètres). En 2015, la flottille diminue de huit unités (poti marara) tandis que le nombre de bonitiers est stable. Ils sont basés à 80 % dans l’archipel de la Société (60 % aux îles du Vent et 20 % aux îles Sous-Le-Vent), 8 % aux Tuamotu-Gambier, 7 % aux Marquises et 5 % aux Australes.
La production des bonitiers a diminué plus vite que celle des poti marara (- 19 % et – 16 %), traduisant de moins bons rendements pour les bonitiers par rapport à 2014, alors que ceux des poti marara augmentent. La production de la flottille côtière est en baisse en 2015 après une année 2014 record (2 951 tonnes, soit – 16 %). Cette diminution est due à une baisse des captures de mahi mahi (- 44 %) et des bonites (- 14 %). Les captures de thons à nageoires jaunes continuent de progresser (+ 8 %) et dépassent pour la première fois celle des bonites.

 

• La pêche lagonaire, essentiellement de subsistance

La production lagonaire est estimée à environ 4 300 tonnes par an, répartie en poissons lagonaires/de récif (3 400 tonnes), petits pélagiques (700 tonnes) et fruits de mer (200 tonnes), pour une valeur totale estimée à 2 milliards de francs.
Tahiti regroupe la plus grosse partie de la production (environ 1 000 tonnes par an). Cette pêche est essentiellement une pêche de subsistance (autoconsommation) et partiellement pour la vente (au bord des routes ou sur les marchés). Certaines îles ont développé une pêcherie commerciale vouée à l’export vers Tahiti : les poissons lagonaires viennent de Arutua, Tikehau, Faaite, Katiu et Manihi, la chair de bénitiers de Tubuai et Raivavae (dix tonnes par an et par île). Les langoustes proviennent principalement des Marquises et des Tuamotu.

 

 

Retrouvez ici l’intégralité du bilan de la pêche 2015 : pf-bilan-09-2016-peche-2015

 

 

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