Blanchi par ATN, le pilote passe quand même en correctionnelle

    mercredi 27 janvier 2016

    Un pilote âgé de 42 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Papeete hier matin. La justice lui reproche le “non-signalement d’un accident ou incident grave d’aviation civile par une personne appelée à en connaître de par ses fonctions”.
    Les faits se sont déroulés à l’aéroport de Faa’a le 13 septembre 2014. L’avion, dont le pilote est commandant de bord, a atterri dans des conditions difficiles, avec peu de visibilité, sur une piste mouillée et par fortes rafales de vent. Il est alors sorti de l’axe de la piste, atterrissant en crabe avant de se redresser.
    Il est reproché au pilote de ne pas avoir fait de rapport d’incident. Celui-ci plaide ne pas avoir jugé nécessaire de faire de rapport car “nous avons débriefé l’atterrissage avec le copilote, c’était suffisant”.
    L’affaire aurait pu en rester là si, quelques jours plus tard, les techniciens n’avaient pas remarqué une blessure sur le pneu et des traces sur la piste d’atterrissage.
    Le 24 septembre 2014, l’incident est donc signalé. Entre l’atterrissage difficile et le signalement se sont écoulés 11 jours et l’avion aura effectué 16 vols sans que personne ne remarque la blessure sur le pneu.
    Air Tahiti Nui a donc du faire le signalement à la gendarmerie et le parquet s’est saisi de l’affaire. Une enquête interne a été ouverte, puis une expertise demandée à Airbus.
    Le pilote a quant à lui été mis à pied depuis plus d’un an. Il est passé devant une commission disciplinaire qui l’a blanchi car les rapports sont contradictoires, mais surtout parce que le rapport d’Airbus n’est pas fiable car effectué d’après le mauvais enregistrement.
    La compagnie a d’ailleurs proposé au pilote de prendre un poste de copilote,. Ce dernier a refusé, préférant aller jusqu’au bout de la procédure. À l’heure actuelle, le commandant de bord est inemployable partout dans le monde car il a perdu toutes ses heures de vol. La compagnie aérienne est tenue contractuellement à  maintenir les qualifications du pilote et ce même si ce dernier est mis à pied.
    De son côté, le procureur de la République a demandé la relaxe, tandis que l’avocat de la défense s’est évertué à montrer les failles des rapports. Le tribunal correctionnel a mis l’affaire en délibéré au 23 février. 

    M.-C.C.

    Punu 2016-01-28 06:25:00
    Et le copilote, n'a t il pas obligation de déclarer tout incident ????
    Pour sa défense le pilote aurait décidé de ne pas faire de rapport car je cite : “nous avons débriefé l’atterrissage avec le copilote, c’était suffisant”.
    Les procédures sont à appliquer à la lettre sinon à quoi servent elles ?.
    Sapidus 2016-01-27 17:06:00
    Pilote = responsabilités, eh oui c'est un métier.
    Laisser de tels incidents sans rapport = manque de responsabilité = n'a rien à faire dans un cockpit .

    C'est valable aussi pour les responsables au dessus de ce pilote.

    Et à la tour de contrôle, ils faisaient quoi ?
    Et les pompiers piste, ils faisaient quoi ?
    lebororo 2016-01-27 16:25:00
    Pleins de fautifs, pas que lui.
    citoyendepirae 2016-01-27 12:18:00
    sachant qu''ATN emploie ce genre de pilote qui manque manifestement de bon sens, je vais éviter à tout prix ATN et répondre la bonne parole autour de moi
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