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Les bonbonnes de Gaz de Tahiti en tenue locale

vendredi 14 septembre 2018

Une conférence de presse s’est tenue, hier matin, au centre de détention de Papeari, en présence de Daniel Willemot, nouveau directeur de Tatutu, entouré de Jean-Jacques Marchand, directeur adjoint, et de Florent Roy, représentant de Gaz de Tahiti. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Une conférence de presse s’est tenue, hier matin, au centre de détention de Papeari, en présence de Daniel Willemot, nouveau directeur de Tatutu, entouré de Jean-Jacques Marchand, directeur adjoint, et de Florent Roy, représentant de Gaz de Tahiti. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Une conférence de presse s’est tenue, hier matin, au centre de détention de Papeari, dans le cadre d’un partenariat avec Gaz de Tahiti. La société a sollicité l’atelier de couture de Tatutu pour la confection de mille “robes” destinées à habiller les incontournables bouteilles de 13 kg. es projets, divers et variés, s’enchaînent pour les détenus volontaires, avec la réinsertion sociale en ligne de mire.

Exit le gris peu esthétique des bonbonnes de gaz. Dans le cadre d’un partenariat avec l’atelier de couture du centre pénitentiaire de Tatutu, à Papeari, Gaz de Tahiti lance une collection de “robes” aux motifs polynésiens permettant d’habiller et d’égayer en un seul geste les fameuses bouteilles de 13 kg.

Selon le responsable clientèle de la société, Florent Roy, également membre de l’Ordre de Malte, c’est un projet de longue date qui se concrétise et perdure, dans la continuité de la confection de couvertures pour les nouveau-nés prématurés du centre hospitalier de Taaone.

“On s’inscrit dans une démarche citoyenne depuis de nombreuses années. Ça correspond à l’état d’esprit de la société et ça permet de renforcer le partenariat avec Tatutu. C’était un challenge pour ces messieurs, qui ont quand même réalisé mille pièces en un peu moins d’un an. Ils ont dû faire quelques retouches, car on leur a expliqué que c’était destiné à des clients et qu’il fallait rendre un travail professionnel, mais le contrat est rempli !”, confie-t-il.

Distribués gratuitement auprès des revendeurs, ainsi qu’au travers d’un jeu sur Facebook, ces produits à vocation publicitaire sont également en vente au siège du groupe, au tarif de 1 420 F.

 

“Un outil de réinsertion sociale”

 

Face à l’engouement du grand public, une nouvelle commande serait d’ores et déjà envisagée. Du côté des responsables du site, l’objectif dépasse le cadre du succès commercial.

“L’activité de travail est vraiment un outil de réinsertion sociale. L’idée, ce n’est pas de faire un profit, mais de permettre aux détenus de se discipliner, d’acquérir des réflexes et des ressources financières, mais aussi de préparer la sortie. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde”, souligne le nouveau directeur de Tatutu, Daniel Willemot, qui découvre l’initiative avec enthousiasme.

“Bien souvent, ils n’ont pas de qualification, ni une haute idée d’eux-mêmes. L’intérêt, c’est de leur apprendre la rigueur et le travail en équipe. Ils ont le bonheur de voir qu’ils peuvent construire et élaborer quelque chose : c’est extrêmement valorisant pour des personnes qui se retrouvent dans une situation difficile et ça participe au travail de réinsertion, bien encadré par le personnel surveillant”, poursuit le directeur-adjoint de la prison, Jean-Jacques Marchand.

Parmi les détenus participant à cet atelier de couture, certains commencent d’ailleurs à se projeter professionnellement. En attendant, les commandes affluent : une centaine de pareu sont en cours de réalisation pour le centre de rééducation Te Tiare, ainsi que deux cents à destination d’une maternité, au Bénin.

La confection de tenues de travail et de draps, pour un usage interne au centre de détention, est également prévue.

 

A.-C.B.

 

chantal laroussie

Cliquez sur la vignette pour l’agrandir.

couture artisan prisonnier réinsertion

Mille “robes” ont été réalisées par les détenus participant à l’atelier de couture, tandis que les commandes s’enchaînent dans le cadre d’autres partenariats. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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Un aperçu du produit fini. (© Gaz de Tahiti)

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