BORA BORA – Concours agricole du Heiva

vendredi 17 juillet 2015

Le concours agricole du Heiva de Bora Bora en est à sa deuxième édition. Il a eu lieu, vendredi dernier, sur la place Moto’i, sous un soleil de plomb. Le tomite Heiva rau était présent avec le pasteur, Jacob Iteraera Taruoura, président du comité regroupant les agriculteurs. Une très bonne participation de 18 associations a permis de découvrir de belles pièces de qualité. Les agriculteurs de l’association Tapuoroo nui de Faanui ont gagné le plus de prix concernant les tubercules et les bananes. Ces hommes cultivent bananes, fei, maniocs, taro et concombres sur dix hectares de terrain en pente situés dans la montagne. Ce n’est pas une mince affaire mais l’activité fait vivre les familles. En effet, hôtels, commerces d’alimentation et particuliers recherchent légumes et fruits exploités localement. Les critères de sélection du concours ont été la qualité, la taille et le poids. De tels produits sont cultivés naturellement, sans pesticides ni engrais chimique. Le concours a pour but de mettre en valeur ses produits et les agriculteurs qui les cultivent.

L’administratif passe après

Pour obtenir de beaux fruits et légumes avec la culture naturelle, il est nécessaire d’enrichir la terre en reprenant des principes de base qui sont d’éloigner les mauvais insectes et utiliser du compost naturel.
Le nombre d’agriculteurs, sur l’île, est difficile à chiffrer : 70% de l’activité économique de l’île est tournée vers le tourisme, le reste vers l’artisanat, l’agriculture et l’apiculture. Depuis 2014, les agriculteurs doivent réactualiser leurs cartes – qui leur permettent de profiter des aides pour financer du matériel et de la main d’œuvre- tous les ans, en présentant des titres de propriété. De nombreux terrains étant indivis, les cultivateurs n’ayant pas de titre de propriété, se retrouvent dans l’impossibilité de faire signer des autorisations d’exploitations. Pour ces hommes de la terre qui, pour la majorité, ne possèdent aucun papier, l’administratif n’est pas le premier souci. Mais les terrains nus disparaissent laissant la place aux constructions notamment sur les motu où il n’existe pratiquement plus de cultures.

De notre correspondante Françoise Buil

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