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Bora Bora – Neutralisation d’obus laissés par l’armée américaine

mardi 21 novembre 2017

destruction obus

Explosion d’un obus chargé à 12 kg d’explosifs en pleine mer : l’opération de destruction a parfaitement réussi. (© Delphine Simiand/LDT)

Dimanche avait lieu la deuxième journée de traitement des munitions historiques US laissées par l’armée américaine à Bora Bora. Depuis samedi, sur le quai de Vaitape, on pouvait voir deux bâtiments gris, bien différents des navires de tourisme habituels…

L’Arago est un navire des Forces armées de Polynésie française (FAPF) et le Jasmin est le navire de la gendarmerie nationale maritime. Les équipages de ces navires sont là dans un objectif précis : faire cesser le danger représenté par ces munitions immergées dans la passe de Bora Bora.

Ces obus à détruire sont des restes de l’occupation des GI’s de Bora Bora lors de la Seconde Guerre mondiale. Lors de leur présence, les soldats américains avaient mis en place un système de défense antiaérienne avec des canons sur les crêtes de l’île. Et, lorsqu’ils quittent Bora Bora en 1946, ils jettent tout simplement certaines munitions dans la passe…

Neuf munitions ont été repérées en 2011 par une équipe de plongeurs de l’OPT venus poser des câbles. En août 2017, des plongeurs des Forces armées sont venus faire faire une reconnaissance des lieux, une localisation et une identification des explosifs.

Neufs objets ont été repérés : sept obus “perforants” chargés à 2 kg d’explosifs et deux obus chargés à 12 kg d’explosifs. Ces derniers sont qualifiés de “plus sensibles” car ils sont amorcés par deux systèmes d’amorçages à l’avant et à l’arrière. Tous deux ont été retirés dimanches l’extraction des sept autres se déroule entre samedi 18 et jusqu’à aujourd’hui.

“Les obus ne représentent pas un risque particulier pour la population. Néanmoins, la dégradation opérant au fil des années, on a considéré qu’il y avait quand même un risque, de par la présence de club de plongées qui ont une tendance, peut-être, à aller voir à quoi cela peut ressembler. Nous avons donc pris la décision de retirer ces obus de la passe et de procéder à leur destruction”, explique Frédéric Poisot, directeur du cabinet du haut-commissariat de la République en Polynésie française.

 

Cinq navires mobilisés

 

Cette mission de retrait s’effectue selon un protocole très strict : mise en place d’un jalon de délimitation pour un rayon de sécurité de 1 000 m avec vérification de l’absence de plongeur en snorkeling ou de présence d’embarcations.

Ensuite seulement pouvait se dérouler la phase de relevage et de déplacement de l’obus vers la zone de destruction. Cette zone a été choisie car sa profondeur est supérieure à 1 000 m : l’obus a donc explosé en pleine eau, à une profondeur de 12m environ mais à une distance du sol de près de 1 000 m, de façon à protéger la faune et la flore sous-marine. Pour éloigner toute faune, plusieurs actions d’effarouchement ont été effectuées grâce à l’explosion de grenades.

Cette mission n’est pas anodine. Elle a nécessité un partenariat étroit entre des forces Armées spéciales de Polynésie, la gendarmerie nationale maritime, la gendarmerie nationale et la police municipale.

Cinq navires étaient mobilisés : la vedette d’intervention de la gendarmerie territoriale maritime qui était “vedette de mise en œuvre”, deux bateaux pneumatiques semi-rigides qui agissaient en tant que police intérieure, le navire Jasmin de la gendarmerie nationale maritime assurait la sécurité en mer. Un bateau de la police municipale vérifiait qu’aucun plongeur ou baigneur n’était présent sur le motu Ahuna qui se situait dans le périmètre de sécurité.

Les opérations se sont déroulées sans problème. “La tâche a été facilitée car la population joue le jeu, les périmètres de sécurité sont respectés”, assure le major Philippe, chef de mission. Une communication importante a été mise en place par la commune de Bora Bora, diffusant largement les informations sur l’arrêté pris par le haut-commissariat concernant les restrictions de navigation. Un arrêté qui court jusqu’au vendredi 24 novembre, date de fin des opérations dans la passe.

De notre correspondante, Delphine Simiand

 

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