Bora Bora : une convalescence délicate pour la tortue Hope

dimanche 3 mai 2015

Hope, la tortue trouvée blessée dans un filet, le 5 février, au large de Tahiti, continue doucement sa convalescence, au calme et en sécurité, dans la zone de quarantaine du centre des tortues du Méridien de Bora Bora.
La tortue a été prise en charge et opérée par Olivier Betremieux, spécialiste des reptiles, à la clinique vétérinaire de Mahina puis, en concertation avec la Diren, emmenée au centre des tortues de la perle du Pacifique où un des vétérinaires de l’île, Etienne Zypper a pris le relais : “Elle est stable. Nous la suivons avec Olivier et avons effectué une échographie. C’est difficile, avec la carapace, de faire passer la sonde. Nous avons eu des valeurs par rapport à une prise de sang, ce qui nous a révélé que le foie n’était toujours pas en superforme. C’est préopératoire, suite à son aventure qu’elle a subie.”
Beaucoup de signes vont dans le bon sens, elle mange et reprend lentement du poids. “Mais sur la valeur sanguine, hépatique et rénale, ce n’est pas bon mais pas non plus, irréversible”, constate le vétérinaire.

Foie abîmé

Pour Olivier Betremieux, les tortues sont des machines très solides qui s’accrochent jusqu’au bout mais dont l’état peut dégringoler en peu de temps vers une issue fatale : “À l’échographie, nous voyons que les intestins sont inflammatoires, ça veut dire qu’elle a mangé beaucoup de cochonneries. Son foie est abîmé. Nous n’avons pas réussi à l’explorer entièrement car elle est grosse et nous n’avons pas l’équipement adapté. Seul le temps nous dira si son foie se répare ou pas.”
Sa patte blessée a été atteinte par la gangrène, qui a entraîné une septicémie. Des germes se sont logés dans des organes importants comme le foie et les reins. Comme elle a également été prisonnière d’un filet, en mer, elle a ingéré une grande quantité de fibres provoquant une occlusion. Les vétérinaires ont effectué des lavements à la paraffine et de gros bouts de plastiques sont sortis mais personne ne sait si Hope garde encore des résidus en elle.
Pour l’instant, son état demeure stable mais la guérison peut prendre du temps. Un reptile met quatre ou cinq fois plus de temps qu’un mammifère à guérir. Pour ses médecins, tant que Hope, qui vit désormais avec trois pattes, mange et fait des selles, c’est bon signe. La prise de poids est un vrai signe positif chez les tortues malades. L’équipe du centre suit attentivement les traitements et les soins.
La mobilisation pour sauver un animal malade fait toujours réagir, dans le bon ou le mauvais sens : des personnes ont critiqué le temps passé à sauver une tortue. Mais une chose est sûre : si Hope en est à ce stade, c’est bien à cause de l’homme, qui peut, en retour, donner un peu de son temps pour la sauver. Si des personnes ont pour vocation de sauver des vies humaines, d’autres sauvent des vies animales. Pour un même résultat : la survie de la planète.

De notre correspondante Françoise Buil

 

TAHAA 2015-05-05 15:49:00
Ua here vau te mau 'ohipa i rave na outou no teie mau honu!!! Vous avez de bonnes idées sur la protection des tortus j'aime se que vous faite et merci beaucoup pour votre travail!!!
      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete