Bourses majorées : étudier pour le Pays

    vendredi 19 août 2016

    bourses

    Trente filières ont été retenues, cette année, en fonction des besoins au fenua. Les bénéficiaires des bourses majorées s’engagent à travailler en Polynésie après leurs études. (Photo : DR)


    Attention, la fenêtre de tir pour faire son dossier n’est que de trois semaines

     

    Le Pays a arrêté la liste des filières prioritaires pour l’octroi de bourses majorées au titre de l’année universitaire 2016-2017. Présentée en conseil des ministres le 10 août et publiée au Journal officiel du 12 août, elle comporte 30 filières très diverses et 36 opportunités de bourses.

    Ces filières prioritaires sont définies comme “les disciplines les plus utiles à la Polynésie française en vue de la formation de ses cadres de demain”.

    Elles sont déterminées par une commission qui se base sur un recensement des besoins futurs du Pays effectués auprès des différents ministères.

    Les bénéficiaires qui doivent suivre leur cursus à l’étranger s’engagent à revenir travailler en Polynésie, dans le secteur public aussi bien que le secteur privé, au plus tard deux ans après la fin des études, et pour une durée égale au double du nombre d’années d’études financées.

    Ils n’ont droit qu’à un seul redoublement, et ne peuvent ni abandonner, ni changer de filière en cours de route sous peine de devoir rembourser les sommes allouées.

    La liste des filières prioritaires est donc une sorte de photographie des besoins estimés du Pays dans un avenir proche.

    Jugez plutôt : agronomes, agriculteurs et éleveurs, biochimistes, biologistes marins, aquaculteurs, spécialistes en finances publiques, en droit maritime, ou en droit des affaires internationales, médecins du travail, topographes et cartographes, urbanistes et architectes, ingénieurs en bâtiment, en mécanique ou en travaux maritimes, mais aussi en sécurité informatique ou en hydrogéologie, archéologues, ethnologues et conservateurs de musée…

    Les bourses dans ces filières sont accordées au mérite, c’est-à-dire indépendamment de la situation financière du candidat, et leur montant mensuel varie de 75 000 à 200 000 F – d’où leur appellation de “bourses majorées” par rapport aux bourses normales qui varient de 40 000 à 70 000 F par mois.

    Les bénéficiaires de bourses majorées peuvent également bénéficier, sous conditions de ressources cette fois, d’un billet aller-retour vers l’étranger.

     

    “Nous cherchons des personnes motivées”

     

    Les dossiers sont gérés par la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE), et les candidats n’ont que trois semaines pour soumettre leur dossier téléchargeable sur www.education.pf, à la rubrique “bourses et allocations d’études,” à partir de lundi 22 août.

    Il devra être déposé au plus tard le 9 septembre. La commission des bourses majorées se réunira fin septembre. C’est volontairement que le Pays procède ainsi, à ce qui semble être la dernière minute.

    Sandra Shan Sei Fan, secrétaire générale de la DGEE, explique : “Nous ne voulons pas créer d’effet d’aubaine et voir des étudiants se diriger vers une filière simplement parce que des bourses sont disponibles. Nous cherchons des personnes motivées, qui se sont déjà engagées dans leurs études : presque toutes les bourses majorées sont destinées à des élèves du deuxième cycle universitaire (master et au-delà, NDLR).

    Si le Pays offre cette année jusqu’à 36 bourses, il n’est pas certain qu’elles soient toutes attribuées. “Actuellement, dit Sandra Shan Sei Fan, nous avons une dizaine de bénéficiaires de bourses majorées. Nous espérons doubler ce chiffre l’année prochaine.

     

    C.P.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete