Boxe – Maco Nena a transmis sa passion aux jeunes générations

samedi 22 août 2015

Inhumé cette semaine au cimetière de l’Uranie à Papeete, Maco Nena a transmis sa passion des sports à la plupart de ses quelque 
24 enfants dont 17 reconnus qui, à leur tour, ont incité leurs propres descendances à se lancer dans des disciplines sportives. Ancien boxeur mais également footballeur, basketteur, volleyeur, rugbyman ou encore rameur, Maco Nena était ainsi le père et le grand-père de plusieurs champions de Polynésie, de France, du Pacifique ou même du monde, de boxe, de pirogue, de football et même de kayak. Plusieurs de ses enfants ont même fait du sport leur carrière en devenant professeur d’éducation physique, en créant des structures sportives ou en s’investissant dans des clubs de sport. Certains ayant même créé un site Internet d’informations sportives. Le plus médiatique d’entre eux, Tauhiti, actuel président du COPF (Comité olympique de Polynésie française), est même devenu ministre des Sports sous le gouvernement d’Oscar Temaru. “Mon père a transmis cet attrait pour le sport à tous ses enfants ainsi qu’à ses petits-enfants. Quand on se levait le matin, on le voyait déjà sur son sac de boxe. On voyait les anciens s’entraîner et on les regardait. On suivait notre père à la salle de sport, et ça venait tout seul”, se souvient Pierre Nena, le plus âgé de cette fratrie issue d’une bonne demi-douzaine de mamans différentes. 

Unis et soudés comme un clan

“Cet engouement s’est également répandu sur tous les cousins et cousines, ainsi que sur leurs frères et sœurs. Toute la famille venait à la maison pour s’entraîner et faire du physique en dehors des compétitions. Depuis, plusieurs d’entre eux ont des clubs. Et ça continue. Mon fils, par exemple, a été médaille d’or aux Jeux de Rarotoa. Ma fille a été championne de Polynésie et quart-de-finaliste aux Championnats du monde”, poursuit celui qui a été chef de la brigade de police municipale de Faa’a durant trois décennies. “Du côté de mon frère Tauhiti, son fils aîné a été champion de France universitaire de boxe. Mon autre frère, Léonard, a deux enfants dans la rame et Rupe en a deux dans la boxe”, ajoute celui qui pilote le Warrior Boxing Club de Faa’a avec deux autres Nena, Tafai, le vice-président, et Zemora, l’adjointe. Unis tel un clan soudé par leur père fondateur, les Nena savent donc s’associer et mettre leurs forces en commun pour organiser des événements pugilistiques comme les soirées “Boxing Explosion” ou encore le Challenge Maco-Nena. Créé en 2013, ce challenge, dont il s’agira de la troisième édition, se déroulera au mois d’octobre prochain sur deux soirées : la première à Papenoo (mercredi 7) et la seconde à Arue (samedi 10). 
Un virus pour le sport en général, et la boxe en particulier, qui continue à se transmettre de génération en génération,  alors que c’est pourtant un autre virus, inconnu à ce jour, qui avait terrassé Maco Nena et empêché de participer aux jeux Olympiques de Munich en 1972. 

Jean-Marc Monnier

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