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Sous bracelet électronique, il continuait de voler

vendredi 26 juillet 2019

“C’est quoi ça ?”, s’interroge faussement le juge en pointant le bracelet électronique. (© Florent Collet)

“C’est quoi ça ?”, s’interroge faussement le juge en pointant le bracelet électronique. (© Florent Collet)

À en juger par leur casier judiciaire qui ne tient plus sur une seule page, la carrière de voleur de Tamuera, 23 ans, et Toriki, 27 ans, n’a pas démarré le 19 juillet lorsqu’à la vue de la DSP, ils ont abandonné un scooter volé par Toriki, à Fare Ute.

Ils ont fait connaissance avec la justice dès l’enfance, et même ce dernier réputé plus souple a fini par faire preuve de sévérité. Le service de probation et d’insertion a eu bien du mal pour proposer à leur sujet autre chose que l’incarcération.

“Les faits ne sont pas compliqués. Ce n’est pas le problème, même si c’est extrêmement désagréable pour la victime mais votre casier”, a ainsi résumé le président du tribunal. “Ça commence à faire beaucoup. Comme on dit : ‘C’est fiu’. Que faut il faire pour que cela s’arrête ?”

Deux vols sont reprochés à Toriki. Dans une maison, où il a profité d’une fenêtre ouverte, il a volé une écran plat, une enceinte audio et un kilo de perles.

La police scientifique n’aura aucun mal pour identifier les empreintes relevées sur place. Le butin ? Il a été vendu à la gare routière “pour manger”, explique Toriki.

Un mois plus tard, “par hasard”, Toriki remarque un scooter à Fare Ute, dont le propriétaire a oublié d’enlever les clefs.

Il peine à revendre le scooter à 40 000 F, compte tenu de sa réputation. Tamuera propose d’essayer de le scooter et d’essayer de le vendre pour en récupérer 10 000 F. La DSP mettra fin à leur plan.

 

“Vous n’avez pas respecté la chance que vous aviez”

 

Toriki a arrêté l’école à 14 ans, a commencé à travailler comme maçon avec son père, pour la gendarmerie de Faa’a, puis a décroché un CDI à la Polynésienne des eaux. Mais son activité de voleur a fini par le rattraper.

Jamais présent aux audiences, il a tout de même profité d’une certaine indulgence de la justice. “C’est quoi ça ?”, ironise le juge, pointant du doigt le bracelet électronique à la cheville de Toriki.

Ce dernier confirme les incidents relevés par le service de surveillance qui avait pointé de nombreuses sorties du domicile à des heures avancées de la nuit.

“Vous n’avez pas respecté la chance que vous aviez d’exécuter votre peine avec le bracelet”, estime le procureur qui, compte tenu du casier et du risque de renouvellement des vols, demande une peine entre 8 et 12 mois avec mandat de dépôt et 6 mois pour Tamuera, son receleur.

Ils seront finalement tous deux conduits en prison, Toriki pour 10 mois, Tamurea pour 6 mois, sans possibilité, cette fois, de bénéficier d’un bracelet.

 

FC

 

 

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