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Brice Faua, l’homme qui voulait voler

jeudi 1 février 2018

BRICE FAUA

Brice Faua est un passionné de chute libre. Il participera à sa première compétition internationale le 19 mai. (© DR)


Brice Karihi Faua, 28 ans, est le seul Polynésien qualifié pour participer à une compétition de chute libre, prévue le 19 mai, dans l’Hexagone. Passionné par cette discipline qu’il a découverte il y a quatre ans, il compte bien faire parler de lui en passant au stade supérieur : “wingsuitteur”. Si tout va bien, le jeune Tahitien devrait s’essayer au wingsuit dans sept mois en se jetant d’une falaise en Suisse.

Brice Karihi Faua est un phénomène. Ce jeune Polynésien de 28 ans, ayant grandi dans un quartier de Heiri à Faa’a, va participer le 19 mai à une compétition de chute libre, organisée dans l’Hexagone à 20 kilomètres de Toulouse.

Parti à l’âge de 22 ans en France pour rejoindre l’armée, Brice Faua découvre, grâce à des amis, ce sport à haut risque. “C’est dans le cadre de mon service militaire, dans le troisième régiment, que j’ai découvert la chute libre”, se rappelle-t-il.

Immédiatement enthousiasmé par la sensation de liberté que lui procure cette activité, il s’inscrit dans une école de parachutisme avec quelques camarades. Mais alors que ses collègues se contentent de passer leur premier brevet, le jeune homme les enchaîne jusqu’au brevet de parachutiste autonome (BPA) et au brevet D qui permet de réaliser des sauts de démonstration hors d’une école de parachutisme agréée par la Fédération française de parachutisme.

C’est donc la toute première fois, cette année, que Brice Faua participera à une compétition de haut vol, puisqu’environ 120 compétiteurs internationaux comptent bien s’y illustrer.

“Je suis le seul Tahitien à être arrivé à ce niveau de compétence alors j’espère bien qu’on se rappellera de moi”, s’amuse-t-il, tout en expliquant que selon lui, “la chute libre n’est pas un sport dangereux, c’est un sport à risque où le mental est une pièce maîtresse. Mais ce n’est pas plus dangereux que d’être pilote de formule 1”.

Brice Faua espère être sélectionné car pour les vainqueurs, c’est la possibilité de se faire remarquer par des sponsors et de bénéficier de matériel professionnel sur mesure.

Mais cette compétition ne semble être qu’un début car la vraie motivation de Brice Faua est ailleurs. En effet, ce jeune homme, qui aime les sensations fortes, s’est lancé un défi de taille : faire partie de l’élite des “wingsuitteurs”.

“J’ai prévu d’ici sept mois de faire un saut en falaise, en Suisse. Actuellement, je passe tous mes diplômes pour devenir instructeur parachutiste, mais mon vrai projet, c’est de faire partie de l’élite du wingsuit”, confie Brice Faua, qui espère ainsi marcher dans les pas de son idole, Jeb Corlis, un champion de la discipline, toujours en vie aujourd’hui.

 

Peu de survivants dans le wingsuit

 

“J’avoue que c’est une discipline à haut risque, la preuve en est, la plupart de ceux qui s’y sont un jour illustrés se sont tués. Aujourd’hui, dans le monde, il n’y a que 200 professionnels, donc c’est certain que si j’y arrive, je serai le seul Polynésien”, raconte Brice Faua, qui compare ce sport au surf pour les sensations qu’il lui procure.

“Quand tu sautes, tu as l’impression que plus aucune contrainte ne te lie ou ne t’attache, le sentiment de liberté est immense. C’est un peu comme au surf au moment où tu prends la vague, tu pars, tu voles, tu es libre.”

Mais avant de s’embarquer dans cette aventure un peu dingue, Brice Faua s’est inscrit à plusieurs stages, qu’il pourra commencer d’ici trois mois. “Je vais d’abord passer des stages de découverte avec des professionnels qui vont m’apprendre à prendre le vent et à gérer la portance de l’air. Une fois qu’on se sent à l’aise, il faut réaliser cinq sauts en autonomie pour pouvoir se qualifier et participer à des compétitions. Il y en a beaucoup au Japon et aux États-Unis”, explique-t-il.

Selon Brice Faua, la vitesse de chute en wingsuit varie de 140 km/h à 200 km/h en phase de piqué.

Brice Faua a toutefois prévu de rentrer au fenua dès que son projet sera bien ficelé car il souhaite partager sa passion avec la jeunesse polynésienne.

“J’espère pouvoir passionner d’autres jeunes à la chute libre et montrer que même lorsque l’on vient d’un petit quartier, on peut réaliser de grandes choses. Je vais tout faire pour essayer de démocratiser ce sport et tenter de le rendre accessible au plus grand nombre”, promet-il. K

 

Jen.R.

 

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