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Le budget 2017 de la Caisse de prévoyance sociale approuvé

vendredi 28 octobre 2016

Caisse de prévoyance sociale

“Plus vite on réformera, moins les mesures seront désagréables”, explique le président du conseil d’administration de la CPS au sujet de la protection sociale généralisée. (© F.C)


Sans obtenir l’unanimité, la CSTP/FO et O Oe to oe rima ayant voté contre, la CPS a voté hier son budget 2017, après 48 heures de discussions. Pas de changement majeur à signaler, mis à part une légère hausse de cotisation retraite sur la tranche A. Pour le président du conseil d’administration, Yves Laugrost, les prévisions sur le déficit des retraites n’atteint pas les plus pessimistes. Pour autant, la réforme de la protection sociale généralisée (PSG), actuellement au point mort, devra être courageuse plus les mois et les années passent. Ce budget n’en a pas tenu compte.

 

Comment s’est déroulé ce vote du budget ?
Cela s’est très bien passé. Il y a des oppositions, ce qui est légitime, notamment parce qu’il y a des prises en compte du gouvernement qui ne sont pas à jour aujourd’hui.
Nous avons émis un vœu pour que le déficit de 400 millions de francs qui est généré par les contrats d’accès à l’emploi soit pris en charge par le Pays.
Il y a des choses réglementaires, notamment sur les médicaments et les appareillages, qui ne sont toujours pas pris en compte et donc cela a fait exploser les dépenses maladie.
Le budget a été adopté. Ceux qui ont voté pour l’ont fait par rapport à la sincérité du budget. Ceux qui ont voté contre, la CSTP/FO et O Oe to oe rima, l’ont fait, je suppose, par rapport à cette non-prise en compte de choses sur l’assurance-maladie.
Si cela avait été pris en compte, on aurait évité un déficit de
400 millions mais on aurait eu un excédent d’un milliard de francs à traduire autrement, car nous n’avons pas vocation à faire des excédents.

 

Le Pays va-t-il en tenir compte ?
Nous espérons que le Pays va prendre en compte les remarques qui ont été faites en cours de conseil d’administration, des remarques pertinentes de nos camarades, et que derrière, cela se traduise en lois du Pays.

 

Cela ne changera pas la mise en application du budget de la CPS ?
Non, car comme ce sont des lois du Pays, ce ne sera pas effectif avant 2018.

 

Quelles sont les grandes lignes de ce budget ?
Il y a une légère hausse de cotisation sur la tranche A de la retraite, qui passe de 19,83 % à 20,34 %. Toutes les autres sont maintenues.
Sur la retraite, le déficit final va être autour de 3,5 milliards pour 2017.
Comme A tia i mua l’a dit, nous avons trouvé la prévision qui avait été faite par le gouvernement et la CPS un peu pessimiste, cela se traduit dans les chiffres.
L’urgence est toujours là, mais elle est moins prononcée. Ceci dit, plus vite on réformera, moins les mesures seront désagréables.
Quelle influence a eu la future réforme de la PSG sur ce budget ?
Aucune. Nous sommes au point mort depuis le mois de mai. Il n’y a plus eu de discussion. Nous avons la proposition qui a été faite par le groupe de travail de techniciens de la présidence.
A tia i mua a dit qu’elle n’était pas acceptable pour plein de raisons. Nos collègues syndicalistes et même les patrons sont sur cette même ligne, cela n’est pas acceptable en l’état. Nos collègues syndicalistes voulaient qu’on ne change rien, nous, qu’on change quelque chose mais pas de manière aussi désagréable. Nous avons les moyens, si nous nous préparons aujourd’hui, de faire une réforme qui soit moins douloureuse pour les salariés que celle qui a été présentée.

Du côté de la population, lorsqu’il y a des augmentations de cotisations, la réaction est souvent la même, de demander à la CPS de faire d’abord des efforts. Que leur répondez-vous ?
Elle a fait des efforts, nous avons un taux de charge de la CPS par rapport au volume géré qui est en diminution constante depuis des années.
La CPS fait des efforts de productivité. Je rappelle aussi que, lors de la grève, l’an dernier, parmi les motifs, il y avait la pression exercée sur le personnel en termes d’activité. Ils ont des volumes qui explosent en terme de feuilles de soins, de retraites à traiter, et il y a de moins en moins de personnel.

Il est souvent fait allusion aux avantages, au 13e mois…
Il n’y a pas qu’eux qui ont des 13e mois. Les 16e mois des banques, personne n’en parle.  

Propos recueillis par F.C.

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