Habillage fond de site

Le bus 100% électrique à la conquête du fenua

jeudi 19 juillet 2018

bus électrique

Ce modèle de bus se serait déjà imposé dans 200 villes à travers le monde, et notamment à Paris où le constructeur chinois vient de remporter un appel d’offres pour 250 à 1 000 véhicules. (© Désiré Teivao)


Daniel Siu, directeur général de Tahiti automobiles, a présenté hier au gouvernement le premier bus 100 % électrique commercialisé au fenua. Si pour le moment aucun acheteur ne s’est positionné, l’homme d’affaires espère séduire les communes et le secteur des transports publics. “Il est prévu pour la prochaine délégation de service public un quota de véhicules électriques en circulation dans nos rues” a indiqué René Temeharo, ministre en charge des Transports terrestres.

La révolution électrique est définitivement en marche. Hier, Daniel Siu, directeur général de Tahiti automobiles, a présenté à la présidence et au gouvernement son modèle de bus 100 % électrique de marque chinoise, le premier du genre dans nos îles.

Capable d’accueillir 58 personnes au maximum à son bord, et d’une autonomie de 200 kilomètres avec une charge (et rechargeable en deux heures et demie), ce modèle de bus se serait déjà imposé dans pas moins de 200 villes à travers le monde.

“Il y a vraiment, depuis trois ou quatre ans, une demande croissante sur ce type de véhicule. Dans le monde entier, le bus électrique est en train de remplacer le moteur à combustion interne”, a indiqué Daniel Siu. Puis ce dernier d’ajouter, “dernièrement le constructeur chinois de ces bus vient de remporter un appel d’offres diffusé par la RATP et Île-de-France mobilité portant sur 250 à 1 000 bus zéro émission dans le cadre du renouvellement des parcs de bus des collectivités.”

 

 

Des infrastructures à développer

 

L’homme d’affaires a donc invité Édouard Fritch, président de la Polynésie française, et son gouvernement à une petite balade dans Papeete à bord de son écobus. “Nous le présentons au gouvernement parce que c’est le premier bus de ce type au fenua. Il est important que nos responsables politiques et EDT soient bien conscients que la mise en route de ce type de bus implique des travaux d’infrastructure notamment pour leur chargement”, a insisté l’homme d’affaires.

René Temeharo, ministre en charge des Transports terrestres, qui travaille actuellement sur la future délégation de service public a déjà pris quelques dispositions. “Dans notre future délégation, il est prévu un quota de bus électriques en circulation dans nos rues et dans nos programmations de ramassage. Le bus électrique, c’est vraiment l’avenir du transport en commun.”

René Temeharo a, par ailleurs, confirmé être en pleine réflexion avec EDT, et les concessionnaires sur un schéma directeur portant sur l’emplacement de bornes de recharge en ville. “La vraie difficulté, c’est d’installer ce qu’il faut, au bon endroit, avec un nombre raisonnable et suffisant de bornes (…) Le bus électrique a un avenir s’il y a un réseau de bornes de recharge bien pensé”, a expliqué Yann Wolff, directeur des exploitations chez EDT-Engie.

En attendant la mise en place de toutes ces infrastructures, aucun acheteur ne s’est pour le moment positionné pour l’achat de l’un de ces bus 100 % électrique. Les communes semblent être la cible principale du produit. En témoigne l’enthousiasme de Tearii Alpha, maire de Teva i Uta, lors de la présentation du véhicule.

Cependant Daniel Siu tient aussi à se rapprocher du secteur privé. “Nous essayons de contacter les sociétés. Certaines seraient intéressées à faire tourner des bus électriques. En réalité, sur le long terme, il n’y a pas d’entretien sur ces bus. Ils ne nécessitent pas de vidange, ni d’entretien du moteur.”

Pour se l’offrir compter 17 millions de francs.

 

Désiré Teivao

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete