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“Ça a été dur de trouver du travail”… mais c’est (presque) fait !

vendredi 28 avril 2017

association

Mardi prochain, douze habitants de Papeete, âgés de 20 à 38 ans, débuteront des stages
ou contrats d’accès à l’emploi que leur a dénichés la cellule emploi de la mairie de Papeete.
À la clé : des promesses d’embauche. (© Marie Guitton)


Douze habitants de Papeete débuteront, mardi prochain, des stages et contrats d’accès à l’emploi, que leur a trouvés une association. Grâce à elle, 65 personnes ont été placées depuis le début de l’année, et 33 le seront prochainement, promesse d’embauche à la clé. Son credo : faire le lien entre les entreprises et les jeunes, mais aussi les contrôler afin d’éviter les abus, qu’il s’agisse des patrons ou des travailleurs flegmatiques.

Étienne posera des climatisations, Imelda sera serveuse, Vairani aide comptable, Blondo préparateur de commandes, Herehia et Cynthia travailleront dans des snacks… Douze habitants de Papeete, âgés de 20 à 38 ans, débuteront le 2 mai un contrat d’accès à l’emploi (CAE), un stage d’insertion en entreprise (SIE) ou un stage d’expérience professionnelle (Step). Promesse d’embauche à la clé.

De profils différents, titulaires de BEP ou non diplômés par exemple, cela faisait longtemps que, tous, ils cherchaient un travail sans succès.
C’est l’association à but non lucratif Emploi, formation, insertion, plus connue sous le nom de Cellule emploi et hébergée dans un petit bureau de la mairie de Papeete, qui leur a finalement permis de faire le lien avec les entreprises de Tahiti.

De janvier à aujourd’hui, les cinq préposés de la structure ont reçu 428 demandeurs d’emploi. En parallèle, ils ont démarché
127 entreprises, au sein desquelles 129 places à prendre, en formation, stage ou emploi, ont été recensées !
Soixante-cinq d’entre elles ont déjà été attribuées, 33 le seront dans les prochaines semaines et 31 n’ont pas pu être pourvues car les demandeurs n’avaient pas la qualification requise.
Lorsque ce sont les habitants des vallées qui descendent eux-mêmes dans le centre-ville à la recherche d’un emploi, les portes s’ouvrent rarement autant.

“Ça a été dur de trouver du travail”, reconnaissait hier Irwing, qui commencera comme agent d’exploitation la semaine prochaine. “Mais il faut persévérer, bouger. il ne faut pas te dire qu’il n’y a rien pour toi.”
Quand les référents de leurs quartiers ont relayé l’annonce de la cellule emploi, lui et bien d’autres ont filé s’inscrire.
“Mais il y a des gens qui ne bougent pas, qui préfèrent l’argent facile…”, regrette Cynthia, dont le vélo sera le seul moyen de locomotion pour se rendre à son travail, les prochains mois.
Pense-t-elle, au terme de son CAE, être embauchée dans sa roulotte ? “On garde cet espoir”, sourit-elle. “Ils ont intérêt !”, lâche, pour sa part, Rodolphe Tutairi, directeur de cette association.
En 2016, 90 % des CAE et SIE signés grâce à son association étaient assortis d’une promesse d’embauche.

“Notre objectif, c’est de vous trouver du travail. Donc soyez positifs, il faut viser le CDD ou le CDI”, a exhorté hier le responsable, face aux bénéficiaires des douze nouveaux contrats.
Il les a mis en garde, aussi : “Je vous demande d’arriver un peu avant l’heure au travail. Soyez respectueux de vos patrons, mettez un sourire à votre accueil. Ce qu’il faut, c’est avoir tout appris au bout de trois ou quatre mois. Le reste, c’est pour parfaire.”
En 2016, l’association a permis à 124 personnes, parfois déjà passées par les cases stages et CAE, de signer un “vrai” contrat de travail. 

 

Marie Guitton

Orianne Obrize
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