Ça bouchonne sur la route des écoles !

    vendredi 7 août 2015

    Mercredi, c’est la rentrée des classes et, avec elle, le retour des embouteillages. Le centre-ville de Papeete connaît dès lors des problèmes de circulation et de stationnement. Un appel est lancé par les autorités municipales afin que chacun fasse preuve de civisme.

    La fin des vacances sonne le retour des embouteillages à Papeete. “Dès mercredi, avec la rentrée, on s’attend à des problèmes de circulation dans le centre-ville, parce que les parents n’auront pas encore pris leurs bonnes habitudes”, anticipe Roger Lamy, le chef du service de police municipale de Papeete.
    Les feux tricolores de l’avenue du Général-de-Gaulle sont en cours de réparation cette semaine et devraient permettre de fluidifier la circulation, mais les policiers craignent de retrouver, comme chaque année, des parents stationnés en double file, entre 7 h 15 et 7 h 30.
    “Surtout ceux qui accompagnent les plus petits, ou dont l’enfant rentre en classe de 6e, prévoit Roger Lamy. Ils veulent être au plus près de l’école pour leur enfant et se fichent d’être mal garés et de créer une insécurité pour les autres… Il faut qu’ils fassent preuve de civisme.”
    Le chef du service affirme que la police municipale est tolérante, “mais si on voit que ça bloque la circulation, on leur demandera de se déplacer”, prévient-il.
    Et dans le cas d’un véhicule abandonné en stationnement gênant, c’est la prune : une contravention de 2e classe, soit 4 150 francs.  
    Pour contrôler la circulation et assurer la sécurité des usagers, 17 policiers municipaux sont déployés aux abords des établissements scolaires et sur les grands axes, notamment dans le bas de la RDO et l’avenue du Prince Hinoi.
    Car en sortant des embouteillages, l’excès de vitesse, lui aussi, peut coûter cher : de 8 100 francs pour un dépassement inférieur à 20 km/h, jusqu’à 180 000 francs et la confiscation de son véhicule pour un dépassement supérieur à 50 km/h.

    Veiller au partage de l’espace public

    L’accent est également mis sur le stationnement payant dans la ville. Parmi les 17 policiers municipaux, 14 consacrent environ une heure de leur journée à la verbalisation. Surtout, la municipalité s’est arrogée les services de trois agents de sécurité sur la voie publique (ASVP), chargés en permanence de veiller au stationnement.
    “Les parcomètres font aujourd’hui l’objet d’une surveillance renforcée de la part de nos équipes, prévient Robert Tanseau, en charge du stationnement payant à la mairie. Notre but n’est pas de courir après les PV, mais de permettre un partage équitable de l’espace public en améliorant la rotation du parking.”
    Cible prioritaire : la voiture “ventouse” du travailleur qui se gare le matin et reprend son véhicule le soir en sortant du bureau.
    “L’usager doit comprendre qu’un parking en centre-ville, c’est dur à trouver. L’espace devenant rare, il doit se partager”, explique Robert Tanseau. Si vous en abusez, comptez donc 1 300 francs pour un stationnement qui excède la durée prévue sur votre ticket, ou 2 000 francs si vous n’avez pas payé avant de stationner.  
    “Aujourd’hui, pour des raisons budgétaires, nous n’avons que trois agents en charge de contrôler les horodateurs. Nous sommes totalement conscients de notre faiblesse”, affirme le fonctionnaire municipal qui regrette que “beaucoup de gens profitent de la non verbalisation”.
    “Mais c’est une action qui va s’accentuer, nous avons la volonté d’organiser des mutations d’autres services vers celui-ci, afin de renforcer notre équipe”, prévient-il.
    Robert Tanseau encourage aussi les usagers à se servir de leurs jambes : le parking Chirac et celui qui se trouve en face de L’Api’zzeria ne sont jamais pleins ,car légèrement excentrés. “Ce n’est qu’à 300 mètres à pied !”

    Marie Guitton

    SIRE 2015-08-07 10:59:00
    Une reflexion sur l'aménagement des horaires d'école compatibles avec les horaires de travail serait à envisager au niveau des Ministères de l'éducation / Travaille / Equipement et de l'Economie.

    - Aménager les horaires d'entrée en décalant entre elles les écoles de 15 min (par exemple) selon leur proximité géographique

    - Décaler les horaires de certaines classes (maternelle typiquement) pour leur permettre de débuter à 8h par exemple (plus de sommeil, plus de concentration, peut-être meilleur apprentissage)

    - Décaler les horaires collège/lycée (ils sont plus grands maintenant, ils vont pouvoir prendre les nouveaux transports en commun)

    - Réfléchir sur le fait que sortir à 15h00 est une aberration pour nombre de familles dont les parents travaille. Tous n'ont pas de cousins ou grands-parents qui peuvent stationner devant les écoles une heure durant avant la sortie des classes.

    - Permettre au salariés de commencer plus tard, donc maintenir une activité et une présence économique dans le centre ville
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