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Cambriolages à Punaauia : trois condamnations

vendredi 20 avril 2018

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Le tribunal correctionnel de Papeete jugeait hier en comparution immédiate trois jeunes gens, âgés de 18 à 26 ans, pour une série de cambriolages commis début mars à Punaauia. Ils avaient notamment visité ou tenté de visiter plusieurs appartements en rez-de-chaussée de la résidence Carlton Plage, souvent alors même que les résidents étaient présents. Quelques jours plus tard, ils avaient, à deux ou à trois, cambriolé plusieurs maisons au PK 16, emportant espèces, appareils électroniques, objets d’art, vêtements et sacs, outillage ou bouteilles d’alcool. L’une de leurs victimes est un homme qui les avait pris sur le fait quelques jours plus tôt et chassés du quartier.

Le 15 mars, le plus jeune d’entre eux entraîne ses deux comparses dans une maison, déjà visitée quelque temps plus tôt ; il s’était même rendu au palais de justice le jour de l’audience des coupables du premier vol, audience où siège l’occupante de la maison, car elle est magistrate. Sans doute animés là aussi par un vague désir de vengeance, ils passent par la plage, s’introduisent par effraction dans la maison, tentent de masquer les caméras que la victime a installées suite au premier vol. Mais celle-ci est quand même alertée par le système de surveillance et prévient les autorités qui finiront par interpeller les pieds nickelés.

 

C’est comme un jeu”

 

Quant à leur butin, ils boivent ce qui peut être bu et brûlent ou cassent une grande partie du reste plutôt que de chercher à revendre les objets volés. “C’est comme un jeu”, dit l’un des accusés. Tous disent que c’était “pour s’amuser”, tous admettent avoir été largement alcoolisés lors des cambriolages et être fumeurs de paka, tous expliquent qu’ils se sont mutuellement encouragés.

Tous trois sont également récidivistes, condamnés deux, voire trois fois, pour des faits similaires, à des peines de sursis ou des travaux d’intérêt général. Devant la présidente du tribunal, ils affichent une attitude un peu provocatrice, sourire en coin. L’audience permet de cerner le parcours des trois accusés, parfois un peu difficile mais pas exceptionnellement dur. Ils ont un toit et à manger chez des membres de leurs familles respectives, et sont suffisamment qualifiés pour avoir travaillé.

Ce n’est pas une mafia, juste une mauvaise bande”, dira l’un des avocats, qui tous plaident une prise de conscience à Nuutania, où ils viennent de passer un mois en détention préventive, mais qui ne saute pas franchement aux yeux à l’audience.

Au vu des récidives, le procureur avait requis 36 mois ferme pour chacun d’entre eux. Le tribunal a montré un peu plus de clémence. Le meneur est condamné à 36 mois de prison dont six avec sursis, le deuxième à 36 mois dont 18 avec sursis, le troisième, au casier plus léger, à 24 mois dont 12 avec sursis. Tous écopent également d’une mise à l’épreuve de deux ans avec obligation de travail ou de formation et d’indemnisation des victimes. Ils sont condamnés solidairement à indemniser la magistrate à hauteur de 830 000 F pour les préjudices matériels et moraux et les frais de justice. Le deuxième condamné est en outre condamné à payer 170 000 F à une autre des victimes. Ils ont été raccompagnés à Nuutania à l’issue de l’audience. 

C.P.

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