Capo présente ses nouvelles variétés d’hibiscus à Arue

    mardi 3 mai 2016

    Capo, greffeur d’hibiscus, présentera sa nouvelle collection de fleurs multicolores lors d’une exposition qui se tient mercredi, à Arue.  L’horticulteur bien connu de Vaiare présentera plusieurs centaines de plants, dont de nombreuses variétés uniques.  Il s’agit ici de la première édition d’une exposition organisée pour la population de la côte est, un événement très attendu des amateurs d’hibiscus hybrides.

    L’hibiscus, pour Capo, c’est une histoire d’amour. Ancien élève du lycée agricole de Opunohu, promotion 1976, il a débuté sa carrière chez un maraîcher, avant de poursuivre rapidement chez un horticulteur de Faa’a.
    C’est à Vaiare, sur une terre louée, qu’il décide de lancer sa propre exploitation et de faire dans les fleurs, en particulier dans la plante greffée.
    “C’est l’envie de créer moi-même mes propres couleurs, mes propres formes qui m’a guidé.”

    Les années passant, Capo développe ses techniques, avec une première exposition publique en 1985, à l’hippodrome de Pirae.
    C’est le succès ! Les hibiscus de Capo sont très demandés par les dames. Les expositions se poursuivent, à Taravao, à la foire agricole de Faa’a, depuis cette année à Arue et, bien sûr, à Moorea lorsque les occasions se présentent.
    Aujourd’hui, Capo ne compte plus ses plants : “Il y en a plusieurs centaines”. Par contre, il sait qu’il a en sa possession 200 variétés.

    “Une fleur, pour moi, c’est une passion, c’est le bonheur des yeux que de regarder une fleur tous les jours, du matin au soir, d’admirer ses couleurs, ses formes et respirer le parfum qu’elle dégage. Une fleur peut aussi donner autre chose, comme celles aux vertus médicinales. On en fait même aujourd’hui des desserts, comme la glace à la tiare. Une fleur, il faut l’aimer. Ma préférée, c’est bien sûr l’hibiscus, avec ses cinq pétales comme les cinq doigts de la main. Une pour arroser, les autres pour tailler, traiter, nourrir et la dernière pour aimer.”

    Sauvegarder les espèces en voie de disparition

    La fleur, pour Capo, c’est aussi une belle manière de vivre. “Grâce à mes expositions, je peux nourrir ma famille, ce qui ne m’empêche pas de faire un peu de maraîchage avec mon épouse Marceline, mais en autosuffisance. Nous vivons avec nos propres produits sans engrais ni pesticide.”
    Depuis 2007, Capo s’est lancé dans un autre projet agricole, utilisant toujours le principe du greffage.

    “Je mets en place une pépinière qui rassemblera toutes sortes d’arbres fruitiers et surtout des espèces en voie de disparition, de façon à les reproduire pour perpétuer leur existence. Il y a des plantes médicinales, mais aussi certains arbres qui disparaissent de notre paysage. C’est une sélection que j’essaie de constituer pour sauvegarder les espèces telles que certains manguiers ou avocatiers dont on ne retrouve plus ou presque plus trace. Nous avons mis en terre quelques pieds mères, que nous avons retrouvés et, quand ils auront atteint une certaine maturité, nous les reproduirons par le biais de la greffe.”

    En attendant, organiser une exposition en dehors de son île n’est pas une mince affaire. Il lui faut transporter ses 400 plants par voiture, ce qui veut dire traverser le chenal plusieurs fois pour les entreposer dans un lieu sûr avant de pouvoir dévoiler le tout au public.
    “Chaque année, lors de mes précédents déplacements à Tahiti (Presqu’île, Faa’a…), l’intérêt porté à mes fleurs est grandissant, les gens attendent du nouveau. J’espère que je pourrais combler leur désir, cette année. Il y en a de toutes les couleurs, des unies ou des panachées.”

    De notre correspondant Jeannot Rey

    mec2tahiti 2016-05-26 19:02:00
    J'aurais besoin du contact de Capo ...
    maoua 2016-05-10 23:26:00
    tout simplement;magnifique!.......
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