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Un cardiopédiatre de Nouvelle-Zélande au chevet des petits malades

mercredi 4 octobre 2017

Jon Skinner

De gauche à droite : Bruno Ulmer, Katell Gallais, Jon Skinner, Hélène Gatti et Bruno Pagis reçoivent et accompagnent l’expert
néo-zélandais dans l’examen du cœur des quarante petits patients. (© Jennifer Rofès)


Le cardiopédiatre, Jon Skinner, en mission à l’hôpital du Taaone depuis lundi, examine une quarantaine d’enfants polynésiens nés avec une malformation du cœur. Il intervient une fois par an. Afin de dédramatiser  ces consultations, toute l’équipe du service de cardiologie du Centre hospitalier de la Polynésie française a pour habitude de transformer visuellement les lieux. Cette année c’est donc dans un décor de cirque que les petits patients sont reçus. En 2015 et 2016, 44 enfants polynésiens ont été évasanés en Nouvelle-Zélande. Pour l’année en cours, 27 enfants ont été opérés.

Le spécialiste en cardiopathie congénitale, le docteur Jon Skinner, est depuis lundi en mission à l’hôpital de Taaone. Entouré des médecins du service de cardiologie, cet expert doit examiner une quarantaine d’enfants jusqu’à jeudi.

Pour ne pas effrayer les plus jeunes et dédramatiser ces consultations, toute l’équipe du service de cardiologie du  Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) a pour habitude de transformer visuellement les lieux. Cette année, c’est donc dans un décor de cirque que les infirmières grimées en clowns reçoivent les tout-petits, en leur distribuant des ballons, des fruits et des petits cadeaux personnalisés.

Le cardiopédiatre n’en est pas à sa première mission sur le territoire puisque les cardiologues du CHPF travaillent en étroite collaboration avec le centre médico-chirurgical de Nouvelle-Zélande, ce, depuis bientôt quinze ans.

Jon Skinner a l’habitude de venir une fois par an à la rencontre des jeunes patients polynésiens qui ont été, ou vont être, évasanés dans les prochaines semaines.

Car, le seul moyen de traiter les cardiopathies congénitales, qui sont en fait des malformations cardiaques survenues lors de la formation du cœur du fœtus, c’est la chirurgie.

“Chaque enfant examiné par le spécialiste est né avec un cœur malformé. Ce n’est pas une pathologie que l’on  a en grandissant”, précise le docteur Ulmer, qui ajoute que “ces malformations peuvent toucher n’importe qui et qu’il n’existe pas plus de cardiopathies congénitales en Polynésie qu’ailleurs dans le monde”.

Ces malformations touchent entre 8 et 10 enfants sur 1 000, au niveau mondial. Au fenua, cela concerne  35 naissances par an.  

 

Des femmes enceintes examinées

 

Cependant, les patients qui rencontreront, durant ces quatre jours, Jon Skinner, ne sont pas des cas urgents. L’expert est surtout là pour rencontrer les familles des futurs opérés ou revoir des patients qui l’ont déjà été.

“La mission de Jon permet de préparer l’evasan mais  ne va en aucun cas l’empêcher. Il va voir des enfants qui ont déjà été opérés et qui nécessiteront peut-être une nouvelle intervention, d’autres qui vont l’être et d’autres qu’on lui présente dans le but de profiter de son expertise ainsi que  de son expérience,” explique le cardiologue Bruno Pagis.

Depuis lundi, l’expert a pu rencontrer des patients allant de 2 mois à 27 ans et examiner le cœur du fœtus de trois femmes enceintes. 

Les cas graves, représentant environ une dizaine de patients par an, n’attendent pas la venue de l’expert. Ils sont évasanés sur le champ, vers la Nouvelle-Zélande qui est le centre de référence pour les îles du Pacifique. “Pour qu’un service de cardiologie pédiatrique soit performant avec de très bons chirurgiens, il lui faut rayonner sur un bassin de population de 4 millions d’habitants. C’est le cas de la Nouvelle-Zélande, qui a en plus le mérite d’être proche de nous, tant en terme de distance que de culture”, expliquent les cardiologues de l’hôpital.

Par ailleurs, sur la quarantaine de patients qui seront examinés cette semaine, une dizaine n’est pas atteinte de cardiopathies congénitales mais a toutefois une atteinte cardiaque due au rhumatisme articulaire aigu (RAA), qui représente 80 % des maladies cardiaques non congénitales, observées avant l’âge de 25 ans.

Un RAA non traité, va entraîner des séquelles cardiaques allant d’une insuffisance aortique à un mauvais fonctionnement des valves du cœur, pouvant entraîner une insuffisance cardiaque.

En 2015 et 2016, 44 enfants polynésiens ont été évasanés en Nouvelle-Zélande. Pour l’année en cours, 27 enfants ont été opérés.

 

Jennifer Rofes

 

 

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