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Cargo échoué : Un remorqueur américain appelé à la rescousse

mardi 26 juin 2018

Le navire de 132 mètres transporte une cargaison de 20 000 tonnes de zinc en paillettes. (Photo : C.C)

Le navire de 132 mètres transporte une cargaison de 20 000 tonnes de zinc en paillettes. (Photo : DR)


Le Thorco Lineage, un cargo de 132 mètres de long, s’est échoué à Raroia, samedi dernier. Un point sur la situation de cet échouement a été fait hier par les autorités civiles et militaires de l’État et du  Pays. Une expertise est attendue dans les prochaines heures.

Tous sur le pont. Hier après-midi, au Comsup de Arue, les autorités civiles et militaires de l’État et du Pays, étaient en réunion de crise avec le représentant de l’armateur du Thorco Lineage, navire commercial de 132 mètres de long, échoué à Raroia, aux Tuamotu, depuis samedi dernier, en fin de journée.

Un point de la situation a été dressé sur cette situation exceptionnelle. La situation fait penser à l’échouement du Kea Trader, emprisonné depuis près d’un an sur le récif Durand, en Nouvelle-Calédonie. Une situation qui perdure pour ce géant des mers de 184 mètres, battant pavillon français. Une situation calédonienne auquel les autorités locales, à savoir René Bidal, haut-commissaire de la République en Polynésie française, Jean-Christophe Bouissou, ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire, en charge des Transports inter-insulaires et le contre-amiral Denis Bertrand, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, ont fait maintes fois référence.

Le Thorco Lineage, construit en 2014, transporte 20 000 tonnes de zinc en paillettes et plus 500 m3 de fuel lourd pour assurer sa propulsion. Pour le moment, sa cargaison n’a provoqué aucune pollution. Ce géant des mers nécessite un équipage de 18 personnes, tous sains et saufs et restés à bord. Après avoir dérivé, il s’est échoué par l’arrière, sur le récif nord de l’atoll de Raroia, situé à 700 km de Tahiti, suite à une avarie moteur, constatée le 21 juin.

C’est là que le bât blesse pour les autorités de l’État et du Pays. Pourquoi n’avoir pas prévenu les autorités d’une panne moteur, le 21 juin, ni même le fait que le bateau se soit échoué le 23 juin puisque que ce sont les autorités de l’atoll voisin, Takume, qui ont prévenu les secours, le 24 au matin ?

Des réponses que devra sans doute déterminer, à un moment donné, l’enquête qui devrait être ouverte sous peu, même si la priorité reste les vies humaines et l’éventuelle pollution engendrée.

 

 

La responsabilité de l’armateur en question

 

 

L’autre leitmotiv du jour, maintes fois évoqué hier également, concernait la responsabilité de l’armateur. “C’est à lui de faire cesser le danger”, a martelé le haut-commissaire à plusieurs reprises, lors de ce point presse, organisé pendant ce plan Orsec 3 déclenché hier matin par ce dernier.

Afin d’enclencher cette responsabilité, le Pays, par la voix de Jean-Christophe Bouissou, va mettre en demeure l’armateur. Une démarche qui devait suivre dès hier soir, dans la foulée de ce point de la situation. Or si le navire qui effectuait la liaison Baltimore (États-Unis) – Hobart (Australie), sous pavillon philippin, est clairement identifié, le nom du propriétaire réel du bateau, lui, ne l’est pas encore. Une question d’heures, selon les autorités.

Depuis hier, neuf personnes ont été dépêchées par l’armateur et une mission a été envoyée sur place avec les moyens de l’État — Dauphin et Gardian — afin d’établir une expertise précise de la situation et notamment de l’état de la coque, qui nécessitera la présence de plongeurs et qui semble, pour le moment, n’avoir aucune avarie. Fort heureusement, la météo restera clémente pendant les cinq à six jours à venir.

L’armateur prévoit l’envoi d’un navire remorqueur du continent américain, qui devrait arriver sur zone dans une dizaine de jours. Ce navire pourrait participer aux manœuvres pour libérer le Thorco Lineage, prisonnier du récif, mais pourrait également le vider de sa double cargaison de zinc et de fuel.

De son côté, le remorqueur Aito nui 2, du Port autonome, pourrait être sollicité pour une manœuvre combinée de déséchouement, et le navire militaire Bougainville a été détourné de sa mission aux Marquises afin de se projeter à Raroia, qu’il atteindra aujourd’hui, dans la matinée. De mémoire de ministre, “c’est la première fois qu’un navire de cette taille s’échoue” en Polynésie française.

Une situation exceptionnelle qui demande une mobilisation de tous les acteurs de l’État et du Pays. En espérant qu’il en soit de même du principal responsable de cette situation potentiellement catastrophique pour l’environnement, à savoir le propriétaire du Thorco Lineage.

 

Christophe Cozette

 

 

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