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Quand le carré VIP se crêpe le chignon à coup de flûtes de champagne

vendredi 16 mars 2018

FC 1 justice femmeElles ont habituellement davantage leur place sur le papier glacé des magazines féminins ou sur les podiums des défilés de mode ou des élections de beauté. Avant d’être jugées toutes les trois ce jeudi à la fois en tant que prévenues et victimes, leurs nombreux admirateurs sur les réseaux sociaux avaient déjà eu vent de l’histoire au lendemain des faits, le 7 avril dernier, à l’issue du concert de Bob Sinclar.

C’est le juge unique du tribunal correctionnel qui a dû arbitrer les faits et faire la part entre les deux versions données par N.M. et T.B. ayant abouti à une interruption temporaire de travail (ITT) de quinze jours pour T.B. en raison de plaies à la joue et d’une coupure de quinze centimètres à l’épaule, causée par une flûte de champagne cassée. J.C., elle, s’en était tirée notamment avec un hématome au front et huit jours d’ITT.

Selon les différents témoignages recueillis ce jour-là, il apparaît que J.C. discutait avec le petit ami de N.M., ce dernier lui ayant offert une coupe de champagne. N.M. est ensuite venue chercher son conjoint pour aller, avec la bouteille de champagne, dans le carré VIP et aurait alors repoussé J.C.

« Je ne voulais pas qu’elle nous taxe le champagne »

J.C., elle, affirme avoir été frappée violemment au front et aurait réagi en lui tapant derrière la tête. Une scène à laquelle a assisté T.B. qui est venue en aide à son amie N.M.. Elle explique avoir été tapée et poussée, tirée par le collier alors que sa robe se déchirait.

Le lendemain, elle faisait la fête en bikini sur une pirogue”, rétorque T.B., qui nie cette version. “Je venais de me faire opérer des seins, j’étais à moitié handicapée, je ne pouvais pas frapper fort.”

Le juge s’agace : “Vous étiez au concert de Bob Sinclar, à faire la fête. Ne me dites pas que vous étiez à moitié handicapée”.

Dans la bagarre, la coupe de champagne de J.C. se brise sur le visage de T.B.. “Je ne me suis jamais battue de ma vie. Je me protégeais et je tenais ma robe déchirée, j’étais limite à poil.” Le juge insiste sur la question de l’imposante coupure à l’épaule car, malgré la robe sans bretelle laissant bien voi

r cet endroit, tous les témoins ont vu la blessure au visage, mais pas de traces de sang sur l’épaule.

Une jolie fable”

L’intelligence humaine ne sort pas grandie de cette affaire”, regrette le procureur qui reconnaît avoir du mal à comprendre “ce qui s’est passé hormis qu’il existait déjà un contentieux et des inimités”. Dans ce dossier “atypique”, il préconise des travaux d’intérêt général pour les trois jeunes femmes “qui leur permettront de se recentrer sur les choses essentielles de l’existence”.

Pour l’avocat de L.C., “ces violences réciproques ne méritaient pas d’encombrer le tribunal”. Il insiste sur l’état de furie de T.B. au moment des faits. “Elle criait dans toute la discothèque” et elle a dû être ceinturée par un vigile. Il pointe du doigt “le fiel déversé sur Facebook” qui a touché psychologiquement sa cliente et insiste sur “le mystère” de la blessure à l’épaule de T.B. que personne n’a vue.

J’entends une jolie fable”, lui a répondu l’avocat de T.B. et N.M. selon qui J.C. n’a pas pris la mesure de ce qu’il s’est passé, les blessures causées par la flûte auraient pu s’avérer dramatiques et finir devant la cour d’assises.

Au final, J.C. écope de trois mois de prison avec sursis et 20 000 F d’amende, T.B. de 40 000 F et son amie N.M. de 20 000 F.

Compte rendu d’audience F.C.

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