Carrefour du Pacifique : des bouchons de la RDO à Fare Ute hier matin !

    vendredi 20 mai 2016

    Le nouveau carrefour à feux, qui remplace le rond-point du Pacifique, est en service depuis mercredi soir. Censé “fluidifier” la circulation, il a causé à l’heure de pointe, hier matin, un vaste embouteillage tout au long du front de mer, dès la descente de Faa’a.
    À 16 heures, le trafic était encombré dans l’autre sens, de Motu Uta vers le centre-ville.
    En revanche, ça circulait assez bien sur l’avenue du prince Hinoi. Mais les automobilistes craignent la reprise de l’école, la semaine prochaine…

    “Vers 6 h 30-7 heures, il y avait plus de voitures que d’habitude, ça bouchonnait… C’est le début, il va falloir que les conducteurs s’adaptent, mais à mon avis, ça ne va pas être mieux que l’ancien rond-point.” Voilà, en gros, l’état d’esprit qui prévalait hier matin aux abords du nouveau carrefour à feux du Pacifique, mis en service mercredi soir.

    Si le Bora Bora Lounge dit n’avoir pas fait attention aux bouchons, le café Miri-Miri confirme qu’à l’heure de pointe, un long embouteillage encombrait le boulevard Pomare, dans le sens Faa’a-Fare Ute.

    De nombreux travailleurs passant par cet axe, tôt dans la journée, nous ont également rapporté que les voitures jouaient à touche-touche sur toute la longueur du front de mer.
    “J’ai bouchonné à partir de la descente de la RDO en ville”, raconte ainsi une automobiliste, qui a finalement préféré quitter le front de mer pour passer par l’intérieur de Papeete.

    Entre 6 h 30 et 8 h 30, ils sont plusieurs à avoir mis, comme elle, trente minutes de plus que d’habitude pour effectuer leur trajet quotidien (lire ci-dessous).
    “C’est vrai que les embouteillages remontaient jusqu’à Faa’a…”, reconnaît même un technicien travaillant pour le compte de l’Équipement. “Normalement, ça roule plus vite.”
    Il précise toutefois que “c’est encore une programmation de transition”. “Maintenant, il faut vraiment caler la durée des feux rouges et des feux verts en fonction du trafic constaté sur place.”

    Hier, vers 10 heures, de nombreux ralentissements étaient également causés par des changements de file de dernière minute, les automobilistes ayant encore l’habitude du rond-point. “Ça va venir petit à petit. Peut-être qu’ils changeront leur itinéraire ou qu’ils se positionneront mieux à l’entrée du carrefour”, prévoit donc le technicien.

    Prince Hinoi assez fluide

    En attendant, pour aider les automobilistes, des équipes de muto’i sont déployées sur place le matin et dans l’après-midi. Alors que les coups de klaxon ont régulièrement résonné, hier, plusieurs chauffeurs disent avoir craint l’accident.

    À 16 heures toutefois, “rien à signaler”. “Mais il faudra revenir voir la semaine prochaine, au retour des vacances, et à l’arrivée du ferry du matin de Moorea…”, confie un agent, qui redoute particulièrement les traversées intempestives de piétons, tant que les bonshommes rouges et verts ne sont pas mis en service.

    “En plus, ils interrompent encore plus la circulation…”, note-t-il.
    Hier, les sorties successives de véhicules de la gare maritime ont, elles aussi, bloqué le boulevard Pomare. “Il faudra ajuster les détecteurs à la descente des passagers”, explique le technicien.

    Les autres carrefours seront aussi progressivement synchronisés. “Mais ça, c’est un travail qui est fait derrière, dans les bureaux. Sur le terrain, ce n’est pas toujours pareil…”, ajoute-t-il, sans trop avoir l’air d’y croire.

    Ça coinçait également en fin de journée, hier, dans le sens Fare Ute-Faa’a. Un conducteur immobilisé à une centaine de mètres du feu rouge du carrefour expliquait être parti vingt minutes plus tôt de Motu Uta. “Normalement, je ne mets même pas dix minutes”, soupirait-il.
    Au final, seule l’avenue du prince Hinoi, relativement fluide tout au long de la journée, semble bénéficier pour l’instant de la nouvelle installation.

    “De toute façon, au mieux, on ne fera que déplacer le problème…”, conclut une source proche du chantier. “Papeete, c’est un entonnoir.”

    Marie Guitton
    mguitton@ladepeche.pf

    Une femme de 30 ans, qui travaille juste à côté du carrefour Vingt-sept minutes de l’OPT au BBL : “C’est nul”

    “Depuis tout à l’heure, j’entends des klaxons… C’est nul. Ce matin, ça bouchonnait complètement. Je suis passée devant l’OPT du front de mer à 6 h 18, et j’ai franchi le carrefour à 6 h 45 ! Alors qu’avec le rond-point, ça glissait assez bien. J’étais étonnée, je croyais même qu’il y avait un accident.
    Et puis, quand je suis arrivée au feu, j’ai failli rentrer dans un scooter qui s’était mal placé et qui a voulu changer de file à la dernière minute. Les policiers ne disaient rien…
    C’est peut-être que c’était le premier jour. Je crois qu’à force de prendre le boulevard, les gens vont s’habituer et ça va aller mieux. Mais d’un autre côté, je crains que ça soit encore pire la semaine prochaine, avec la fin des vacances… En tout cas, demain, je viendrai plus tôt.”

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