Catastrophes naturelles – Les pays du Pacifique veulent fédérer les capacités d’interventions

    samedi 18 juin 2016

    L’exercice Tempest Express 29 s’est tenu  pour la première fois  en Polynésie française. Cet exercice a pour but d’entretenir la paix  et la sécurité tout en  permettant aux pays  participants d’élargir leurs compétences et de  structurer la coordination des moyens militaires déployés dans des  situations de type  catastrophes naturelles (cyclones, montée  des eaux…).  Cet exercice a réuni  140 participants issus  de 23 pays de la région Asie-Pacifique.
    Pour la première fois, le 29e exercice Tempest Express 29, organisé par les forces armées en Polynésie française et par le Multinational Planning Augmentation Team, s’est déroulé à Tahiti, du 7 au 17 juin.
    Créé en 2000, cet exercice s’inscrit dans la continuité d’une série d’accords multinationaux conclus dans la zone Asie-Pacifique.
    Son but est d’entretenir la paix et la sécurité tout en permettant aux pays participants d’élargir leurs compétences et de structurer la coordination des moyens militaires déployés dans des situations de type catastrophes naturelles (cyclones, montée des eaux…).

     
    Des groupes de travail, réunissant 140 participants originaires de 23 pays situés dans la zone Asie-Pacifique ont donc travaillé pour trouver les réponses à ces problématiques, afin de présenter une réaction commune au niveau de la région.
    Les armées seraient ainsi en première ligne pour réagir rapidement avec leurs moyens de projection et de logistique comme le confirme le commissaire en chef des forces armées en Polynésie française, Jean-Jacques Perry.

    Moyens d’intervention limités localement

     
    “Les moyens militaires extérieurs permettent dans un premier temps d’intervenir assez rapidement lorsque ceux dont dispose le pays touché ne suffisent pas à répondre à l’urgence de la situation.
    Les moyens aériens et maritimes peuvent en effet être déployés rapidement en attendant que les organismes spécialisés prennent la relève pour assurer la continuité de l’aide aux populations.”
    La coopération des armées est donc essentielle dans ce genre de situation pour assurer une intervention rapide et efficace. En effet, un État seul ne peut assurer une intervention efficace comme l’explique Jean-Jacques Perry.

     
    “Il est évident que la Polynésie ne dispose pas à elle seule de tous les moyens de projection et d’intervention pour faire face à une catastrophe majeure. C’est pour cela qu’elle participait avec la Nouvelle-Calédonie aux interventions nécessaires.
    Aucun État ne pourrait aider individuellement pour ce type d’événement et c’est donc la mise en commun des moyens et la coordination de la mise en œuvre de ces moyens qui est recherchée pour répondre à l’urgence des besoins”, a-t-il poursuivi.

     
    Quant au temps de réaction en situation d’urgence, celui-ci devra être le plus court possible. “Tout dépend évidemment de l’éloignement du pays touché par rapport à la Polynésie française.
    Néanmoins, on peut envisager une intervention sur le terrain avec des moyens lourds dans les 48 à 72 heures qui suivent la demande d’assistance.
    Par contre, l’envoi d’équipes d’évaluation et de coordination des moyens se ferait le plus rapidement possible, dès que la situation au sol le permettrait. Il faut en effet que les aéroports ou les ports soient dégagés pour que ces équipes puissent être acheminées sur place”,
    conclut-il.
    La France au travers de l’intervention des moyens de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie à participer au déploiement des moyens de secours et d’intervention lorsque Fidji a été victime du passage du super-cyclone Winston, en février, et lorsque le Vanuatu a été frappé par Pam, en mars.

    Pascal Martin

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