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Cent cinquante cyclistes véhiculent un message de prévention

lundi 19 juin 2017

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Les personnes handicapées étaient représentées par le président de l’association Mata Hotu, embarqué à bord d’un tandem. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Professionnels et amateurs, parents et enfants, plus de cent cinquante cyclistes ont répondu à l’appel lancé par le collectif “Mon vélo est une vie en Polynésie”. Samedi après-midi dernier, ils se sont rendus de Orofara à Tarahoi, avec des messages de prévention à l’intention des automobilistes en évidence sur leurs vélos. Susciter “une prise de conscience partagée”, c’est l’objectif de Poerava Van Bastolaire, représentante du collectif, en s’appuyant sur une pétition adressée aux autorités.

Rouler ensemble, pour mieux se faire entendre. C’était l’objectif de la mobilisation inédite organisée samedi dernier par le collectif “Mon vélo est une vie en Polynésie”, en écho à une opération similaire menée en métropole. Rendez-vous avait été donné à Orofara, du côté de Mahina, en début d’après-midi.

Après une prière et une minute de silence, plus de cent cinquante cyclistes amateurs et professionnels, parents et enfants, se sont élancés sur la route, sous bonne escorte des forces de l’ordre, pour une heure et demie de trajet, en direction de la place Tarahoi, en centre-ville de Papeete. “J’ai dû faire ralentir le peloton, pour ne pas arriver trop en avance”, précise Poerava Van Bastolaire, représentante du collectif au Fenua et cycliste avertie, en tant que championne de Polynésie.

Avec 15 à 20 heures d’entrainement par semaine, la jeune femme est confrontée quotidiennement au manque de civisme de certains automobilistes.

 

Une pétition et cinq ministères concernés

 

“J’ai décidé de me mobiliser suite à un fait récent, lors d’un entrainement entre féminines. Il y a eu un accrochage avec un automobiliste : il s’est arrêté et il a voulu s’en prendre à l’une d’entre nous. Toute la scène a été filmée et j’ai posté la vidéo sur Facebook : je dois dire que j’ai été étonnée des réactions ! Certaines personnes pensent vraiment qu’on n’a pas le droit de circuler sur la route”, raconte-t-elle.

Dans le cortège, les vélos des uns et des autres arboraient divers messages de prévention, en vue d’interpeler le grand public.

Les personnes handicapées étaient représentées par le président de l’association Mata Hotu, embarqué à bord d’un tandem. “C’est primordial de souligner l’importance du respect entre nous. La route se partage, surtout sur une île. D’ailleurs, souvenez-vous : nos ancêtres se déplaçaient à vélo”, remarque Poerava Van Bastolaire, pleinement investie pour cette cause.

Une pétition “pour une prise de conscience partagée”, en circulation depuis quelques jours, totaliserait déjà près d’un millier de signatures. La représentante du collectif interpelle pas moins de cinq ministères (Équipement, Environnement, Santé, Tourisme, Jeunesse et Sports), sans oublier le président du Pays et le haut-commissaire, dont elle espère recueillir le soutien. 

 

A.-C.B.

 

ACB ENC

 

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Les cyclistes sont arrivés à destination à 16 heures, au terme d’une heure et demie de trajet. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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Dans le cortège, les vélos des uns et des autres arboraient divers messages de prévention, en vue d’interpeler le grand public. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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Une pétition “pour une prise de conscience partagée”, en circulation depuis quelques jours, totaliserait déjà près d’un millier de signatures. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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Cent cinquante cyclistes, de tous âges et de tous horizons, se sont réunis, samedi dernier, place Tarahoi, suite à l’appel lancé par le collectif “Mon vélo est une vie en Polynésie”. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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