Habillage fond de site

Le Cercle des illusionnistes : émerveillement assuré

vendredi 18 novembre 2016

On est bluffé par  la performance  des six comédiens  (manque sur la photo Michel Derville)  qui campent  à eux seuls plus  d’une trentaine  de personnages. (© DR)

On est bluffé par la performance des six comédiens (manque sur la photo Michel Derville) qui campent à eux seuls plus d’une trentaine de personnages. (© DR)

 

Ceux qui raffolent des aventures et des histoires extraordinaires vont adorer. Magique, féerique, passionnant, émouvant… Le Cercle des illusionnistes, la toute nouvelle pièce programmée par la Compagnie du caméléon, est un petit bijou à ne pas manquer. Ceux qui ont vu Le Porteur d’histoire, l’an passé, reconnaîtront la patte du talentueux metteur en scène Alexis Michalik. Pour les autres, cette découverte ne devrait pas les laisser de marbre.

Sur scène, ce n’est pas une mais plusieurs histoires qui nous sont contées : celle de Décembre, un petit voleur à la tire, né sous X en 1954, qui croise sur sa route la jolie Avril, spécialisée dans les coffres forts de banque et passionnée de magie ; l’histoire également du grand maître de l’illusion à la française Jean-Eugène Robert-Houdin (à ne pas confondre avec Houdini, l’Américain), qui fut également horloger, mécanicien, électricien, constructeur d’automates avant de verser dans la magie ; et enfin, la vie d’artiste du célèbre truqueur de cinéma Georges Méliès. 

Mais qu’est-ce qui lie tous ces personnages entre eux ? Pour le savoir, il faut aller voir la pièce. 

Chaque histoire se croise et s’entrecroise dans un tourbillon. Grâce à une mise en scène ingénieuse, le spectateur est baladé d’une époque à l’autre, d’un décor à l’autre, si bien qu’on a l’impression de regarder un film. Avec seulement deux à trois éléments de décor, on se retrouve tour à tour plongé dans un troquet de quartier dans le Paris des années 80, dans une chambre du XVIIIe siècle, dans une carriole en Italie, dans un magasin d’antiquités…

Sur scène, les objets glissent, les costumes se font et se défont parfois même à la vue du spectateur, la musique rythme les séquences. Autant dire que l’heure cinquante de représentation passe vite, même très vite. On ne s’ennuie pas.
On est bluffé par la performance des six comédiens qui campent à eux seuls plus d’une trentaine de personnages. Ils passent de l’un à l’autre parfois en quelques secondes avec une habilité déconcertante et proposent au public des tours de magie fascinants.

On apprend beaucoup de choses dans cette pièce, notamment au sujet des deux personnages illustres : Georges Méliès et Jean-Eugène Robert-Houdin.
Il est aussi question de destin, de signes et de rêves qui finissent par s’accomplir. “La vie n’est pas une ligne droite, mais un cercle”, ne cesse de répéter le comédien central, Michel Derville, sorte de Monsieur Loyal du spectacle.

On rit, on s’émeut, on s’émerveille… et on sort du théâtre le sourire aux lèvres. Alors laissez-vous embarquer dans l’univers d’Alexis Michalik. C’est ce week-end et le week-end prochain au petit théâtre de la Maison de la culture. 

 

Élénore Pelletier

 

capture-decran-2016-11-18-a-11-38-03

72
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete