Ces mots français venus d’ailleurs

    mercredi 11 mars 2015

    La France n’a plus peur des mots étrangers et a même décidé, vingt ans après l’adoption d’une loi controversée de défense de la langue française, de fêter « les mots français venus d’ailleurs ».
    « Une langue est toujours en mouvement », a dit la ministre de la Culture Fleur Pellerin, en lançant mercredi la Semaine de la langue française et de la francophonie.
    Dans un document présentant 1 500 événements du 14 au 22 mars dans 70 pays, elle va plus loin : « Le français n’est pas en danger et ma responsabilité de ministre n’est pas de dresser des digues inefficaces contre des langues, mais de donner à tous nos concitoyens les moyens de le faire vivre. »
    Le discours de cette énarque trilingue français-anglais-allemand, d’origine coréenne et spécialiste des nouvelles technologies, tranche avec la position de son prédécesseur Jacques Toubon -appelé à l’époque Monsieur « Allgood »- qui avait fait adopter en 1994 une loi controversée de défense du français.
    Cette loi, toujours en vigueur, stipulait que « toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique (…) doit être formulée en langue française ».
    Mais cette approche défensive, réduite souvent pour la publicité à une traduction en français en caractères minuscules, n’est plus à l’ordre du jour.
    « Il faut écrire, lire, raconter des histoires, dire à nos voisins les livres qu’on a aimés : une langue se vit d’abord, sinon on est dans l’idéologie », a dit à l’AFP l’écrivain haïtien et québecois Dany Laferrière, présent aux côtés de la ministre. « Je suis pour l’action, mais je viens d’Amérique ! » a-t-il plaisanté.
    La francophonie, c’est 274 millions de locuteurs sur cinq continents. Ils seront 700 millions en 2050, soit une personne sur 13, selon l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Le français pourrait ainsi devenir la deuxième ou troisième langue la plus parlée dans le monde.

    AFP

    Patrick A 2015-03-12 10:37:00
    Les mots étrangers ? Lesquels ? Juste ceux en anglais ?

    «Cette loi, toujours en vigueur, stipulait que "toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique (...) doit être formulée en langue française".
    Mais cette approche défensive, réduite souvent pour la publicité à une traduction en français en caractères minuscules, n'est plus à l'ordre du jour. »

    Donc des phrases entières vont rester en anglais ?
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