Ces Polynésiens qui travaillent sur des yachts

lundi 30 mars 2015

Après avoir travaillé sur des yachts de luxe, Tehani Fiedler-Valenta a fondé en 2012 la société Tahiti Crew. Cette entreprise a pour objectif de trouver du personnel local capable de travailler sur ces navires de rêve. Plusieurs Polynésiens sont ainsi stewards, ingénieurs ou mécaniciens et sillonnent les océans sur ces palaces flottants.
 
 Tehani Fiedler a travaillé pendant cinq ans sur des yachts qui venaient faire escale en Polynésie. Les bons souvenirs et les anecdotes ne manquent pas. « Je me souviens que notre propriétaire nous faisait faire des tours en hélicoptère. Une fois, il avait aimé une glace au coco à Rangiroa et avait fait acheter tout le stock » confie-t-elle, consciente que l’une des qualités premières pour ce genre d’emploi est la discrétion. Jamais elle ne dira qui sont les propriétaires, homme d’affaires ou personnalités qui l’ont embauchée. La naissance de sa fille l’a finalement poussée à rester à terre. Pour autant, elle reçoit encore souvent des appels de capitaines de navire pour venir travailler sur leurs yachts ou pour tenter de trouver quelqu’un capable de le faire.
« Je trouvais ça bête de faire venir des gens de Nouvelle-Zélande. » Elle monte donc sa société en 2012. L’an dernier, elle a ainsi permis de faire travailler 27 personnes. Quatre sillonnent désormais les océans de la planète, les autres ayant préféré rester sur le fenua. « La plus grande difficulté, c’est qu’ils ne veulent pas partir. Ils ont tous un amoureux ou une amoureuse », admet-elle, ou n’avaient pas les diplômes nécessaires.
 « Les formations sont mal structurées. Dans les pays anglo-saxons, tu peux faire la formation en une semaine. Ici, c’est éparpillé sur plusieurs mois. Ce serait bien de mettre en place des formations anglophones avant la saison des yachts, d’avril à septembre » estime t-elle.
Car la demande existe, mais elle n’est pas toujours satisfaite. « Cette semaine, j’ai trois postes à pourvoir en CDI mais je ne trouve personne », explique la directrice de Tahiti Crew. Pourtant, selon elle, le travail ne manque pas d’intérêt. « J’ai des copines hôtesses sur des yachts qui, à 25 ans, ont déjà deux ou trois maisons. Tu commences à près de 300 000 Fcfp par mois. Il y a aussi des pourboires de 100 000 Fcfp par semaine et, sur certains bateaux, tu as des bonus à Noël de deux millions de Fcfp. »
Un travail d’autant plus rémunérateur qu’il est difficile de dépenser en mer et que le personnel est nourri, logé et blanchi. L’intérêt n’est pas seulement financier. « Ils voyagent beaucoup. Ce n’est pas un travail dans l’administration, mais un métier d’aventurier qu’il est bon de faire quand tu n’as pas d’attache. La plupart d’entre eux ont entre 20 et 25 ans. »

Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche de Tahiti de lundi 30 mars ou au feuilletage numérique
 
 

Plus d’informations

www.tahiticrew.com
87 21 59 80
 

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