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Le CESC écrème la loi sur la protection des coraux

mercredi 27 mars 2019

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Le CESC a examiné une proposition de “loi du pays” portant interdiction des produits de protection solaire contenant de l’oxybenzone ou de l’octinoxate.


Hier matin, le CESC a examiné une proposition de “loi du pays” portant interdiction des produits de protection solaire contenant de l’oxybenzone ou de l’octinoxate. Une loi qui permettrait, comme d’autres Pays du Pacifique le font depuis quelque temps, d’interdire les crèmes solaires nocives pour les coraux.

« En l’état actuel des recherches scientifiques et des connaissances en la matière et suite à l’ensemble des auditions tenues, l’interdiction en Polynésie française des produits de protection solaire contenant de l’oxybenzone ou de l’octinoxate constitue une mesure présentant un intérêt certain, mais qui n’est pas suffisante à elle seule pour atteindre un objectif de protection durable de nos coraux », constate le CESC.
Cette proposition de “loi du pays” a l’intérêt de susciter le débat mais, si cette interdiction se veut symbolique à l’instar de celle de Hawaii ou de Palau, elle est aujourd’hui incomplète, tant au niveau des produits qui devraient être interdits (qu’il s’agisse des composants ou des produits finis), qu’au niveau du périmètre des interdictions”, est-il expliqué dans les conclusions du CESC.
“D’autres problématiques environnementales doivent être traitées prioritairement”, poursuit le rapport, “telles que les décharges sauvages, l’absence de systèmes d’assainissement collectif, les évacuations de boues dans les rivières se déversant dans les lagons et l’océan[1] ou le recyclage des plastiques qui méritent une attention et des actions urgentes et spécifiques.”
Évidemment, le CESC liste là un inventaire qui charge la puissance publique en omettant, volontairement ou non, le caractère financier de ces recommandations. Les décharges et l’assainissement sont de la compétence des communes, qui n’ont pour l’heure pas les fonds pour financer ces projets, alors que les boues dans le lagon ou le recyclage, c’est au Pays de s’en occuper.
La société civile préfère renvoyer le Pays devant ses obligations, plutôt que de dire oui à une mesure, certes à faible impact immédiat, mais qui pour le coup dépend de leurs propres choix d’importation. Un peu comme le glyphosate finalement. Faut-il réellement une loi interdisant l’importation pour que les importateurs cessent d’eux-mêmes d’en faire venir ?
« Les remblais notamment sur le littoral et le récif frangeant, les extractions de soupe de corail et le changement climatique global (montée du niveau des eaux, augmentation de la température, risque accru de cyclones) pèsent également dans la dégradation de notre milieu marin et la disparition de notre biodiversité. »
Le CESC renvoie donc aux recommandations formulées dans le cadre de ses travaux précités et enjoint les autorités publiques concernées à compléter la réglementation actuelle et prioriser les actions à mettre en œuvre dans ce domaine, pour la préservation de notre environnement.

B.P. avec communiqué du CESC

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