“C’est l’histoire d’une déception amoureuse, d’un choc des civilisations”

    lundi 12 septembre 2016

    cassel

    Vincent Cassel : “Moi, je suis un peu spécialisé dans le rôle des mecs tordus, qui ont des problèmes existentiels.” (Photo : Bertrand Prévost)


    Une interview croisée, les pieds dans le sable de Mitirapa

     

     

    À deux jours du coup d’envoi du tournage du film sur Paul Gauguin, l’acteur Vincent Cassel et le réalisateur Édouard Deluc ont rencontré la presse pour parler du projet.

     

     

    Quand est-ce que vous avez su que vous alliez jouer Paul Gauguin ?

    Vincent Cassel : Cela remonte à un petit moment déjà. Le film a eu une genèse, non pas difficile, mais disons longue.

    On a mis un petit peu de temps à faire que les emplois du temps fonctionnent, que le financement soit terminé.

    Ce temps a servi à améliorer le scénario et à rendre le projet de plus en plus aiguisé. La première version date de janvier 2014.

     

     

    Comment vous a-t-on convaincu d’incarner Gauguin ?

    Vincent Cassel : Je ne connaissais pas grand-chose sur Gauguin mais j’en avais quand même une image, disons, populaire, et le peu que je connaissais du personnage m’attirait.

    Après, j’ai l’impression que dans la vie d’un acteur, on doit se coltiner un peintre (rires). Du coup, je me suis dit que c’était l’occasion.

    On s’est rencontré (avec le réalisateur), à partir de là, on a eu un dialogue très libre ; on a pris du plaisir à être ensemble et j’ai continué à accompagner le projet jusqu’à aujourd’hui.

     

     

    Il a une histoire particulière quand même…

    Vincent Cassel : Est-ce que tous les bons peintres ne sont pas particuliers ?

     

     

    Récemment, vous déclariez que vous en aviez assez de “tuer des gens dans les films”. C’est le rôle qui vous permet de rompre avec ça ?

    Vincent Cassel : Cela y participe sûrement. Après, je ne tue pas des gens toutes les cinq minutes, mais dernièrement, dans le dernier Jason Bourne, je devais flinguer énormément de gens, sans raison apparente, et à un moment, je me suis dit : “Mais est-ce que c’est vraiment ça que j’ai envie de faire au quotidien ?”

     

    Édouard Deluc : Entre le meurtre délibéré et la quête de beauté, oui, c’est le chemin de la sagesse.

     

     

    Il y a eu une préparation particulière pour ce rôle, en dehors de la barbe ?

    Vincent Cassel : (Rires) La barbe, ce n’est pas une préparation. En fait, j’ai beaucoup lu, j’ai appris des choses sur la peinture en général.

    La préparation du film a déjà changé ma façon de regarder la peinture. J’ai appris beaucoup de choses sur Gauguin, évidemment.

    Après, à force d’entendre, de lire, de voir, on finit par comprendre des choses, par s’identifier.

    On voit les chemins qu’il peut y avoir pour interpréter les points communs, voir quelle est l’histoire romancée de ce type.

    Voir enfin ce qu’il en reste vraiment dans l’inconscient collectif, surtout ici. On prend tout ça, on le met dans une marmite et après, on fait un film.

     

     

    Un collectif s’est monté au nom de la morale parlant de la syphilis et de l’alcoolisme de Gauguin…

     

    ======= Lire l’interview complète dans le journal du 12 septembre 2016 =======

     

    Propos recueillis par
    Bertrand Prévost

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