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“Sans cette solidarité, le bilan aurait été humainement dramatique”

mardi 24 janvier 2017

fritch bidal

Pour faire face aux événements dramatiques du week-end dernier, une cellule de crise a été mise en place au haut-commissariat, rassemblant Pays, État et armée. Tous se sont réjouis de travailler “main dans la main en toute confiance et en parfaite coordination”. (© Élénore Pelletier)

 

Le président Édouard Fritch, le haut-commissaire René Bidal et le contre-amiral Denis Bertrand, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, se sont réunis hier à la mairie de Pirae pour faire un point sur la situation et revenir sur la catastrophe naturelle qui s’est déroulée le week-end dernier. Tous se sont réjouis de travailler “main dans la main en toute confiance et en parfaite coordination”.

Face à l’intensité des événements, la nuit de la catastrophe, l’armée a déclenché son dispositif prévu en cas de cyclone.

“Les conséquences, si elles sont de moins grandes échelles que pour un cyclone, sont tout de même comparables. Et face à l’ampleur du phénomène, nous voulions pouvoir faire face à toutes éventualités”, a rappelé le contre-amiral.

Ainsi, six sections d’intervention du Rimap-p, parées de tronçonneuses et de moyens de dégagement, ont été déployées pour prêter main-forte à la population et pour partir en reconnaissance dans les “endroits bouchés”.

Un groupe de la section travaux publics du régiment du service militaire adapté (RSMA), équipé de grues et de pelleteuses, a été mobilisé pour intervenir à Mahina.
La base navale a également été mise en alerte pour pouvoir intervenir à tout moment dans les endroits accessibles uniquement par la mer.

Hier, 120 militaires étaient encore sur le terrain au profit du Pays, dans les communes de Pirae, Mahina et Paea. L’armée s’est dite prête à intervenir pour mettre en place ses citernes à eau et assurer le logement d’urgence de 150 personnes si cela s’avérait nécessaire.

Le contre-amiral et le haut-commissaire n’ont pas manqué de louer la solidarité polynésienne “très impressionnante” qui s’est opérée durant la catastrophe et qui a sauvé de nombreuses vies.

“Si on a échappé au drame humain, ce n’est pas grâce à l’efficacité des services de l’État ou du Pays, mais c’est grâce aux Polynésiens eux-mêmes. Les familles entre elles se sont aidées à 3 heures du matin pour sortir les enfants, les malades et les personnes âgées des endroits d’où elles ne pouvaient pas s’extirper par leurs propres moyens. Sans cette solidarité dans les familles et les quartiers, le bilan aurait été humainement dramatique. Ce sont les Polynésiens eux-mêmes, dans ces quartiers, qui, grâce à la solidarité interfamiliale, ont sauvé des vies”, a affirmé, très ému, le haut-commissaire.

Une enveloppe d’extrême urgence de 24 millions de francs a été débloquée hier par la ministre des Outre-mer, à la demande de René Bidal. Une somme deux fois supérieure à celle octroyée lors des intempéries de décembre 2015.

Elle servira notamment à palier les besoins urgents d’ordre alimentaire et vestimentaire des sinistrés. Une deuxième enveloppe sera débloquée par la suite, au titre de catastrophe naturelle et sera destinée à reconstruire les infrastructures les plus importantes du pays : ponts, routes… mais aussi les équipements domestiques des familles : réfrigérateurs, gazinières…

Cette enveloppe s’était élevée à 130 millions de francs en 2015, mais René Bidal estime qu’elle devrait, cette fois-ci, être nettement plus importante.

 

Élénore Pelletier

 

 

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