Champion de Polynésie 2014 de cross-country, Bryan Beaufils a la culture de la gagne

    samedi 13 juin 2015

    Bryan Beaufils est doté d’une arme imparable : son vélo ! Natif des Philippines, il a quitté son île natale à l’âge de 11 ans pour s’installer sur le fenua. Bryan a rapidement pris de l’envergure pour devenir une valeur sûre du VTT.
    “J’ai commencé à faire des compétitions dès l’âge de 12 ans et, petit à petit, je me suis vraiment lancé dedans. Je m’éclate en me lançant des défis. C’est devenu une véritable passion.”
    Mais, malgré de bons résultats lors des différentes compétitions locales ou internationales, Bryan Beaufils a attendu 2014 pour décrocher un titre majeur. Alors qu’on ne l’attend pas en 2014, à cause d’une blessure qui le handicape fortement, il surprend tout le monde en s’offrant le titre de champion de Polynésie de cross-country.
     
    “L’an dernier, avant le début des Championnats de Polynésie, je n’avais pas assez roulé en raison notamment d’une fracture au talon que je m’étais fait lors d’un championnat de moto-cross. Je partais donc de très loin dans ma préparation, et je ne m’attendais vraiment pas à faire une belle saison.”

    Ses forces mentales et physiques, Bryan Beaufils les puisent dans son entourage : “Dans les courses, j’ai toujours mon ami Temarii Buillard et mon frère Christopher à mes côtés, et j’essaie d’être meilleur qu’eux. Je m’entraîne très souvent sur de longues distances entre 30 et 40 kilomètres de route afin d’être plus performant en montagne. Je fais aussi de la préparation physique à la maison avec de la musculation et du cardio, car le renforcement musculaire est important pour mieux résister et se protéger en cas de chute.”
    Voilà donc comment s’exprime la culture de la gagne, prônée par Bryan Beaufils. Ne rien lâcher et savoir saisir les opportunités.

    “Je m’épanouis dans cette discipline, c’est une passion. Cela me renforce mentalement et, dans la vie professionnelle, je me sens mieux armé. C’est mon élément à moi ! Le fait de faire de la compétition me renforce, et j’essaie de projeter cela dans la vie quotidienne et dans le cursus scolaire et professionnel, avec une culture du résultat qui s’avère être payante. Le sport, ce n’est pas juste un loisir, c’est un tout.”

    “J’aimerais continuer à évoluer vers un niveau supérieur. Je veux progresser !” Cette phrase lâchée par Bryan Beaufils, la Fédération tahitienne de cyclisme l’a bien entendue et compte mettre à profit cette détermination en organisant, en complément des Championnats de Polynésie, une compétition ouverte aux champions étrangers de gros calibre en juillet. Il y a donc fort à parier que ça risque de jouer des coudes pour l’occasion !
    Avant cette échéance, Bryan Beaufils avait participé à différentes compétitions internationales : “J’ai participé à la Sea Otter Classic à Monterrey près de San Francisco en 2013 avec une deuxième place décrochée dans ma catégorie experts. Puis, j’ai fait le déplacement aux Championnats de France l’an dernier, mais je m’y suis cassé le pied. En ce qui concerne les Oceania en Nouvelle-Zélande, je suis arrivé cinquième en seniors en 2012.”
    Et quand il n’est pas sur son vélo à descendre les pentes infernales du fenua, ou à les monter, Bryan Beaufils travaille dur pour s’en sortir. “Il ne faut pas oublier que cela ne me nourrit pas, c’est ma passion certes, mais, à côté, j’ai un petit travail.”
    Et heureusement qu’il y a son père adoptif, qui n’est autre que James Tom Sin Vien, le président de la commission VTT au sein de la FTC. “Je remercie mon père James Tom Sing Vien qui est toujours là pour s’occuper de nous les sportifs ainsi que les sponsors qui font de gros efforts.”
    Bryan Beaufils a la gagne en lui !

    Jean-Marc Monnier

     

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