Charente-Maritime : littérature et cinéma d’Océanie à l’affiche du 9e festival Rochefort-Pacifique

    vendredi 27 mars 2015

    Samoa, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Nouvelle-Zélande… Seul festival de métropole consacré aux cultures océaniennes, le 9e festival Rochefort-Pacifique repart jusqu’au 29 mars à la découverte d’horizons lointains dans la ville de Colbert, point de départ au XVIIIe siècle de nombreuses expéditions scientifiques.
    Cette édition 2015, qui réunit pour la première fois en un événement unique cinéma et littérature, est parrainée par l’écrivain maori Witi Ihimaera, dont plusieurs romans ont été adaptés au grand écran, et qui représente à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime) sa terre natale, la Nouvelle-Zélande, pays invité du festival cette année.
    Films documentaires, fictions, reportages et débats, 34 films au total sont programmés jusqu’à dimanche, dont le long métrage « White lies » de la Mexicaine Dana Rotberg, tiré du dernier roman de Witi Ihimaera « Medecine woman » (2013), qui a fait l’ouverture du festival mercredi.
    « La proximité entre ces deux arts est bien réelle, tout autant que les liens entre la France et la Nouvelle-Zélande », estime l’écrivain maori. « Le premier film tourné là-bas l’a été par Gaston Méliès, le frère de Georges, au début du XXe siècle. Et actuellement en Nouvelle-Zélande, de jeunes réalisateurs ont compris qu’ils pouvaient débuter leur carrière en adaptant un livre au cinéma. Pour moi, venir à Rochefort dans ce cadre est un rêve », dit-il.
    Parallèlement aux projections se tient le Salon du livre océanien, dans la Corderie royale où étaient fabriqués les gréements des navires transportant de grands voyageurs comme La Pérouse. Là encore, Witi Ihimaera se sent à sa place. Premier écrivain maori à avoir été publié, en 1973, il est aussi l’un des premiers Maoris à être devenu diplomate. « Cela a été le fait du gouvernement, assure-t-il. L’État néo-zélandais a ressenti le besoin, dans les années 1970, d’avoir des visages maoris. J’étais un écrivain publié quand il m’a sollicité pour devenir diplomate. Ma vie est un magnifique accident », sourit Witi Ihimaera.
    « J’ai accepté les opportunités que l’on me proposait. Cela continue encore aujourd’hui. Je n’ai jamais tenu une caméra mais on m’a proposé de réaliser des documentaires. J’ai accepté. En ce moment, j’en prépare un sur Déwé Gorodey », femme politique indépendantiste et écrivain kanak de Nouvelle-Calédonie elle-même présente au festival, précise-t-il.
    L’écrivain-diplomate ne se considère pas comme un ambassadeur de la culture maorie, qui a failli disparaître au début du siècle dernier. « Je me sens au contraire comme un Kaïtiaki, un gardien de cette culture, comme de la nature et du futur. Je veux éviter sa disparition de manière académique, en écrivant », explique-t-il.
    (Accès gratuit – Programme complet : www.rochefortpacifique.org)

    AFP

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