Charlie Hebdo: les frères Kouachi repérés près de Villers-Cotterêts, le Raid et le GIGN ratissent

jeudi 8 janvier 2015

Des hommes du Raid et du GIGN menaient jeudi près de Villers-Cotterêts (Aisne) et Crépy-en-Valois (Oise) une traque intensive et systématique des deux suspects de l’attentat contre Charlie Hebdo, les frères Chérif et Saïd Kouachi, qui restaient cependant introuvables à la nuit tombée.
Ces unités d’élite de la police et de la gendarmerie se sont déployées en milieu de journée dans une zone à cheval sur les départements de l’Aisne et de l’Oise, « où a été abandonnée la voiture utilisée par les deux suspects (une Clio grise ndlr), identifiés par un témoin », a raconté à l’AFP une source policière. 
Les deux hommes ont été repérés jeudi matin par le gérant d’une station d’essence au sud de la localité, à environ 80 km au nord-est de Paris. Après avoir été victime d’un vol, selon la même source, le gérant a « formellement reconnu » les deux hommes, « cagoulés, avec kalachnikov et lance-roquettes apparentes ».
A la mi-journée, cette station-service Avia, nommée le Relais du Moulin, située en rase campagne, au bord de la Nationale 2 à quatre voies, était bouclée par les forces de l’ordre, avant qu’elles ne s’en retirent à partir de 15H00, a constaté un journaliste de l’AFP. De nombreux gendarmes en tenue étaient déployés devant la station, et la presse tenue à distance.
La police avait diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi les photos des suspects, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, deux frères, nés à Paris et de nationalité française, « susceptibles d’être armés et dangereux ».
Le fait que les frères Kouachi se sont trouvés jeudi matin en fuite dans l’Aisne pourrait signifier que les opérations de police menées mercredi soir et dans la nuit, notamment à Reims, où l’un des deux résidait, les ont forcés à s’éloigner de la capitale de la Champagne-Ardenne, estimait-on de source proche du dossier.
 

– Ballet d’hélicoptères –

 
Désormais les deux fugitifs ne disposent plus de voiture, a priori. Le ratissage policier dans un secteur de surcroît très forestier s’avérait cependant long et compliqué.
Des hélicoptères survolaient les alentours de Villers-Cotterêts. Plusieurs convois des forces de l’ordre ont été vus, roulant toutes sirènes hurlantes sur la Nationale 2 qui relie cette partie de l’Aisne à la capitale.
Avec en son centre Crépy-en-Valois et jusqu’aux abords de Villers-Cotterêts la zone de recherche fait quelques centaines de km2, ce qui rend ardue la tâche du GIGN et du Raid. 
Dans la commune de Corcy, dans l’arrondissement de Villers-Cotterêts, un journaliste de l’AFP a pu observer une vingtaine d’hommes du Raid casqués et lourdement armés entourer une maison, y pénétrer et procéder à des investigations, tout en demandant à la presse de s’éloigner.
Tout au long de la journée, des scènes identiques se sont produites dans d’autres villages et hameaux de ce secteur, notamment selon une équipe vidéo de l’AFP, non loin d’une abbaye dans la bourgade de Longpont (Aisne).
Tant que les deux hommes n’auront pas été localisés avec certitude, le ballet des hélicoptères, des convois routiers et des fouilles d’habitations a toute chance de continuer au gré des ordres et des contre-ordres. 
La nuit hivernale tombée tôt, la traque, harassante et pleine de tension, en a été encore compliquée mais ne s’est pas arrêtée, sous les yeux d’une presse tenue à distance, pour des raisons de sécurité évidentes et aussi pour ne pas gêner les opérations.
Policiers et gendarmes continuaient d’arpenter les environs minutieusement, tronçon par tronçon, les abords de la D80, entourés par les arbres de la forêt domaniale de Retz, explorant tour à tour plans d’eau et landes herbeuses.

AFP

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