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Chasse sous-marine : Un mort à la Presqu’île, un disparu à Raivavae

mercredi 6 mars 2019

1DG Accidents pupuhi

Un chasseur au pupuhi (fusil-harpon) est décédé le week-end dernier à Vairao, un autre est porté disparu à Raivavae, aux Australes. (Photo d’illustration :Select Fishing)

La chasse sous-marine est une activité qui n’est pas sans danger, comme vient à nouveau cruellement le rappeler l’actualité. Un chasseur au pupuhi (fusil-harpon) est décédé samedi dernier à la Presqu’île, un autre est porté disparu à Raivavae, aux Australes, depuis samedi dernier.
Deux drames qui viennent s’ajouter aux quatre décès enregistrés l’an passé, souvent de jeunes chasseurs qui laissent derrière eux des familles endeuillées. Ce qui suscite aussi des questions sur le respect, par les pratiquants, des règles élémentaires de sécurité avec lesquelles il ne faut jamais transiger.

“Je ne connais pas les circonstances dans lesquelles se sont déroulés ces drames du week-end, et je ne les commenterai donc pas par respect pour les familles. Nous voulons leur adresser toute notre solidarité et notre sympathie”, a déclaré, hier à La Dépêche un passionné de pêche-marine.
Tunui Raoulx, qui pêche depuis l’enfance, a créé un groupe sur Facebook, Select Fishing, destiné à promouvoir une pêche sélective, respectueuse, durable et responsable. La Dépêche l’a interrogé sur l’évolution des comportements sous l’eau de la part des passionnés de pêche.

“Beaucoup d’accidents sont liés à des chasseurs qui partent seuls. Ce sont souvent des jeunes encore inexpérimentés qui veulent progresser trop vite”, explique Tunui Raoulx, qui évoque en particulier la mauvaise appréciation des profondeurs.
“Et ce n’est pas le tout d’être accompagné, si on est mal accompagné. Si ton partenaire ne peut pas te récupérer par 10 ou 15 mètres de profondeur, il ne sert à rien.”
Des paramètres qui sont enseignés lors des formations, mais tous les pêcheurs n’en suivent pas. “Il faut dire aussi que, par rapport à il y a dix, quinze ou vingt ans, il faut descendre plus profond pour flécher un poisson. Ça a son importance. Le Tahitien qui pratique comme il l’a toujours fait, avec parfois du matériel de moyenne gamme, n’a pas toujours l’expérience et l’entraînement nécessaires pour plonger plus profond.”

Et en chasse sous-marine, l’accident peut survenir très vite, insiste le pêcheur de Tiarei. Les nouveaux pêcheurs sont-ils plus imprudents que leurs aînés ?
Pas forcément, selon Tunui Raoulx. “Ils ont un accès plus facile qu’auparavant à toutes les informations relatives à la sécurité. Ce qui a changé aussi, c’est le buzz liés à Internet. Certains chasseurs veulent des “like”, veulent se montrer. Ça n’est pas méchant mais c’est à double tranchant si ça incite le pêcheur à aller au-delà des limites qu’il s’était fixées”.
Selon l’administrateur de Select Fishing, pour aller chasser, il est essentiel d’être bien dans sa tête et bien dans son corps. “Il faut vraiment se connaître et s’écouter aussi. Si tu te sens fatigué par exemple, il faut entendre le message de ton corps…”

Damien Grivois

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