Chikungunya : faire le bilan de l’épidémie

    samedi 29 août 2015

    Alain Blateau pose des questions, note, interroge à nouveau, acquiesce et se remet à écrire dans un gros calepin.
    Cet ingénieur épidémiologiste, représentant l’Institut national de veille sanitaire, chargé de la protection de la santé des populations, vient de passer deux semaines en Polynésie.
    Alain Blateau, à la demande de la direction de la santé, a été missionné pour réaliser un retour d’expérience objectif (Retex), consécutif à l’épidémie de chikungunya qui a touché le fenua d’octobre 2014 à mars 2015.
    La finalité de son travail doit permettre d’aboutir à un programme de lutte contre les arboviroses, comme le souligne Henri Pierre Mallet, responsable du bureau de veille sanitaire.
    Alain Blateau a effectivement rendu ses premières conclusions en fin de semaine aux autorités de santé du Pays, mais l’ensemble de son rapport est attendu fin octobre. “Je suis là pour assister, appuyer, surtout pas pour juger”, a-t-il confié hier. “Mon rôle est d’aider les responsables de santé à prendre conscience de leurs points forts et de leurs faiblesses, pour qu’ils puissent eux-mêmes trouver des solutions et s’en servir lors d’un prochain épisode épidémique. En prenant en compte la réalité, je dois essayer de faire émerger des pistes de réflexions, de solutions sur les points identifiés comme délicats”, a-t-il ajouté.
    Pour être objectif sur les points positifs et négatifs de la gestion de l’épidémie de chikungunya, Alain Blateau s’est intéressé en priorité au volet alerte et surveillance.
    Il a donc rencontré le ministère et les responsables des structures de santé, les médecins sentinelles, les laboratoires, les personnels des dispensaires. Concernant la prise en charge et l’offre de soins, il est allé à la rencontre de médecins privés et publics ainsi qu’un très grand nombre de professionnels de santé qui étaient en première ligne. Il s’est intéressé aussi à tous ceux qui avaient réalisé la lutte antivectorielle, comme le centre d’hygiène et de salubrité, le service de développement rural les mairies et leurs services.
    Alain Blateau a aussi pris en compte l’aspect communication. Il s’est rendu dans les médias locaux pour s’entretenir avec les journalistes, a rencontré des chargés de communication de la présidence et des ministères.
    Enfin, il s’est rendu à Raiatea et à Tubuai pour rencontrer le président du syndicat des communes et s’est longuement entretenu avec les décideurs du Pays : “Cela m’a permis de faire un tour d’horizon le plus large possible.” Et l’épidémiologiste a déjà admis que le maître mot qui ressortait de ces nombreux entretiens, était “débrouillardise”.

    Jennifer Rofes

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    BILL 2015-08-31 10:33:00
    Comment peux-tu faire un bilan???
    alors que tout le monde a encore des douleurs...
    teva 2015-08-29 22:54:00
    le bilan est que le ministere de la sante a ete lamentable pour controler l epidemie...la crise a explose dans les iles avec Hawaiiki nui
    y avais juste a reporter a un peu plus tard... les mairies qui font pulveriser un peu de icon sur les fosse septique PFFFFF a quoi ca sert quand t as des zones innondee partout??, les enfumages surmediatise mais quasi innexistant ou fait a la vas vite...et quand on decide de passer les anti moustique PPN y a deja 65% de malades...beau bilan...Pas de douane sur les machines anti moustique ca c est un debut... y a des super appareils mais arrive ici PAF...la claque...
    blazé 2015-08-29 20:11:00
    je ne sais pas si la santé fait le bilan du chikungunya, mais ça dure, je l'ai depuis décembre et tous les jours douleurs aux pieds et tibia, en passant par un affaiblissement du système, avec de grosses bronchites, la fatigue etc;.... on nous a rien demandé depuis des mois..... alors leur bilan !
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