Chikungunya : la Nouvelle-Calédonie en alerte

    lundi 20 octobre 2014

    Le développement rapide de l’épidémie de chikungunya en Polynésie française fait redouter aux services sanitaires de la Nouvelle-Calédonie une arrivée du virus. Des actions de prévention ont eu lieu dès la semaine dernière.
    « Nous avons un risque majeur d’entrée du chikungunya en Nouvelle-Calédonie. » L’avertissement vient du docteur Anne Pfannstiel, chargée des programmes de santé publique à la Dass (direction des affaires sanitaires et sociales). Alors que la Polynésie française est passée au stade épidémique mercredi dernier et que le nombre de cas y a été multiplié par sept en une semaine (passant de 15 à 107 cas confirmés vendredi), les services sanitaires calédoniens sont en alerte. Armés de caméras thermiques, ils ont accueilli la semaine dernière les 213 passagers en provenance de Tahiti, à l’aéroport de La Tontouta. « Aucun cas n’a été recensé à ce jour, précise le docteur Pfannstiel. Nous avons relevé les fiches sanitaires des passagers, distribué des dépliants explicatifs sur le chikungunya et donné des répulsifs anti-moustiques. » Les voyageurs auront en outre droit à une consultation médicale gratuite s’ils constataient l’apparition de symptômes dans les jours à venir. Une consigne à respecter impérativement : veiller à se protéger contre les moustiques durant les huit prochains jours, durée de la période d’incubation du virus. Forte fièvre, maux de tête, douleurs articulaires ou fatigue, les symptômes du chikungunya sont relativement similaires à ceux de la dengue. Une spécificité notable : les douleurs articulaires se concentrent à l’extrémité des membres (doigts, pieds) et au niveau du cou. « C’est particulièrement affaiblissant pour les patients et coûteux pour la société, car chaque malade a besoin d’un garde-malade », explique Yvan Souarès, directeur adjoint de la division santé publique à la CPS (Communauté du Pacifique Sud). « C’est une maladie déstabilisante pour les économies insulaires, dans la mesure où elle entraîne un fort absentéisme », précise le scientifique.
    Originaire d’Afrique centrale et d’Afrique de l’est, le chikungunya est apparu pour la première fois dans le Pacifique en 2011, en Nouvelle-Calédonie. Trois cas importés d’Indonésie avaient entraîné une épidémie de trente-cinq cas. En 2013, trente et un cas avaient été recensés suite à l’entrée d’un malade à nouveau depuis l’Indonésie. Cette année encore, six se sont développés à partir de trois cas en provenance des îles Tonga. « C’est en train de flamber en Polynésie parce que la population n’est pas du tout immunisée contre le virus », explique Yvan Souarès. Reste aux équipes de la Dass à faire preuve de vigilance. Chaque semaine, environ deux cents personnes arrivent de Polynésie par vol direct à La Tontouta. D’autres arrivent après des correspondances en Australie, en Nouvelle-Zélande ou ailleurs.
    Il ne semble pas que l’infection par le virus chikungunya soit la cause directe des quelques cas mortels rapportés lors des épidémies. – See more at: http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/fiches-info/chikungunya#sthash.QguvSVVW.dpuf
    Il ne semble pas que l’infection par le virus chikungunya soit la cause directe des quelques cas mortels rapportés lors des épidémies. – See more at: http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/fiches-info/chikungunya#sthash.QguvSVVW.dpuf

    Selon l’Institut Pasteur, il ne semble pas que l’infection par le virus chikungunya soit la cause directe des quelques cas mortels rapportés lors des épidémies.

    Les Nouvelles calédoniennes

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